Plusieurs hauts responsables des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont été transférés à la prison militaire de Ndolo à Kinshasa, à l’issue d’une enquête approfondie de six mois conduite par le Conseil national de cyberdéfense (CNC).
Selon ce dernier, l’enquête a permis de « rassembler des preuves irréfutables » contre les officiers et certains civils accusés de menaces graves contre la stabilité de l’État. Cette opération serait la volonté des autorités de consolider la discipline et la sécurité au sein de la hiérarchie militaire, dans un contexte marqué par des purges amorcées depuis 2025.
Les inculpations portent sur des infractions extrêmement graves et variées. Les accusés sont poursuivis pour « association de malfaiteurs, complot contre le chef de l’État, tentative d’assassinat, trahison par contacts avec une puissance étrangère, violation de consignes, clientélisme, diffusion de fausses informations sur les réseaux sociaux, offense au président, incitation à s’armer contre l’autorité de l’État et tribalisme.
Le CNC a souligné que cette enquête reposait sur des méthodes d’investigation modernes, combinant analyses numériques, surveillance et recoupement de renseignements internes. L’institution insiste sur le caractère systématique et impartial de ses investigations, visant à assurer le respect des normes et à prévenir toute atteinte à la sécurité nationale.
Parmi les officiers et civils concernés :
- Lieutenant-général Franck Buamunda Ntumba, ancien chef de la Maison militaire du président
- Général-major Christian Ndaywel Okura
- Général de brigade Benjamin Katende Batubadila
- Général de brigade Antoine Longondjo Lobandji (alias Lolo)
- Colonel Jules Boele Bagolome
- Major Jean Lambert Embole Ngondili
Civils :
- Jean Marcel Kabeya Mbuyi
- John Safari Bigarura
- John Mbu-Letang
Ya Biso News / Provinces26rdc.com
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