RDC-Portail numérique du Portefeuille : «un tournant stratégique dans notre quête d’une gouvernance moderne» (Vice-Premier ministre de l’Intérieur)

Le portail numérique du ministère du Portefeuille marque un tournant stratégique dans la quête d’une gouvernance moderne et transparente à la nation, a indiqué, mardi, le vice-Premier ministre de l’Intérieur et sécurité, lors de la cérémonie du lancement à Kinshasa.  

«Cet événement marque un tournant stratégique dans notre quête d’une gouvernance moderne, transparente et performante au service de la nation et de son avenir économique d’un monde résolument tourné vers la performance et  la transparence», a déclaré Jacquemain Shabani, vice-Premier ministre de l’Intérieur et sécurité, représentant le Chef de l’Etat.

«Dans un monde résolument tourné vers la performance et la transparence, l’exigence de rigueur dans la gestion des biens publics n’est plus une option, mais un impératif. Et dans ce combat pour l’efficience, le numérique devient un levier incontournable», a-t-il ajouté.

Jacquemain Shabani a rappelé que les entreprises du Portefeuille de l’État ont longtemps représenté un paradoxe. Appelées à être des instruments de développement, elles se sont trop souvent éloignées de leur mission originelle, plombées par des pratiques opaques, une gouvernance approximative et une faible culture de reddition des comptes.

«Ce qu’il fallait, c’était le courage d’agir, de rompre avec l’inertie, de refuser la complaisance et de placer l’intérêt général au-dessus des intérêts privés. D’importantes réformes ont été engagées (…) Mais il manquait à cet édifice un socle de transparence, d’interconnexion, une plateforme numérique robuste, capable de centraliser, structurer et sécuriser l’information stratégique liée aux entreprises publiques et d’économie mixte. Ce socle, le voici: le portail numérique du ministère du Portefeuille», a affirmé le représentant du Chef de l’Etat.

«Le numérique, condition même de notre souveraineté administrative»

«Le numérique n’est plus une option dans notre marche vers l’émergence; il est la condition même de notre souveraineté administrative et de la résilience de nos institutions. Et c’est dans cet esprit que le Président de la République appelle l’ensemble des parties prenantes, directions générales, ministères sectoriels, organes de contrôle, partenaires techniques  à s’approprier pleinement cet outil, à le nourrir, à l’enrichir, et à en garantir la fiabilité», a martelé le vice-Premier ministre de l’Intérieur.

Pour lui, cet atelier, en formant les cadres et les agents publics, permettra de maîtriser cet outil et de le mettre au service d’une gestion saine, où chaque projet sera porté par l’excellence.

«L’efficacité de cette plateforme ne dépendra pas uniquement de sa technologie ; elle dépendra surtout du professionnalisme des agents et de l’adhésion sans réserve de tous les acteurs concernés. En effet, ce portail est avant tout un appel à l’action. Il nous invite à cultiver une culture de transparence, à rejeter la corruption et à promouvoir une gouvernance exemplaire. Il nous rappelle que la prospérité de notre nation repose sur l’intégrité de ceux qui la servent», a-t-il souligné.

 Le portail numérique s’inscrit dans la mise en œuvre des recommandations formulées lors des États généraux

Par ailleurs, Jean-Lucien Bussa, ministre du Portefeuille, a fait savoir que cet atelier s’inscrit pleinement dans la mise en œuvre des recommandations formulées lors des États généraux de ce ministère tenue du 9 au 14 décembre 2024.

Ces assises nationales, a-t-il précisé, avaient souligné la nécessité de doter les entreprises du portefeuille de l’Etat d’outils numériques robustes, capables de renforcer la transparence, la redevabilité et l’efficacité.

«Le portefeuille de l’État, notre patrimoine commun ne peut plus être géré à l’aveuglette (…) En effet, depuis l’indépendance, les entreprises publiques occupent une place centrale dans notre économie nationale», a-t-il insisté.

De son côté, Gilbert Kabanda, ministre de la Recherche scientifique, a révélé qu’actuellement 2.551 chercheurs congolais habitants les cinq continents sont inscrits au Portail numérique de son ministère pour suivre les activités annuelles des génies scientifiques congolais.

«Grâce à ce portail, nous pouvons aussi coordonnées suivant les instructions de Chef de l’Etat, les travaux scientifiques qui se font au sein du ministère sectorielle et des établissements de service publique autant que d’assurer la protection des résultats des  chercheurs indépendants», a-t-il ajouté.

 

ACP/Provinces26rdc.com

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