RDC-Rentrée parlementaire : la police quadrille le Palais du peuple

La police nationale congolaise a renforcé son dispositif sécuritaire aux alentours du Palais du peuple, siège du parlement, en prévision de la saison parlementaire du mois de septembre qui s’ouvre ce mardi 15 septembre 2020. Ladite session s’ouvre dans un environnement politique quelque peu particulier. Un contexte essentiellement marqué par des questions sensibles notamment les réformes électorales soutenues par l’initiative du Groupe de 12 personnalités (G12), la reprise des débats autour de trois propositions de loi des députés FCC Aubin Minaku et Garry Sakata en lien avec la réforme de la Justice.

Les éléments de la police déployés sur le lieu filtrent toutes les entrées au Palais du peuple. Les mesures restrictives sont montées d’un cran, une sélection du personnel s’opère à l’entrée et même certains journalistes accrédités se sont vu refuser l’accès. Les militants des partis politiques qui d’habitude abondent la salle de la plénière sont tenus loin de l’hémicycle.

La veille, le Premier ministre Sylvestre Ilunga avait rassuré les présidents des deux chambres du parlement de sécuriser le parlement afin d’éviter les incidents qui ont marqué la session parlementaire précédente.

« La sécurisation du parlement au cours de la session parlementaire passée […], vous le savez, il s’est passé des choses ici. Il s’est passé des choses qui ont choqué toute l’opinion parce qu’on n’a pas pris les mesures qu’il fallait pour que les parlementaires soient en sécurité dans leur travail, pour que les parlementaires ne soient pas empêchés d’aller au Parlement. Ce qui n’est pas normal dans une république », a déclaré Sylvestre Ilunga Ilunkamba au sortir de la réunion avec Jeanine Mabunda et Alexis Thambwe, respectivement président de la chambre basse et du Sénat.

Pour rappel, au mois de juin dernier, les militants du parti présidentiel avaient violement manifesté au Palais du peuple contre les propositions de lois des députés FCC Aubin Minaku et Garry Sakata relatives aux réformes judiciaires. Des centaines de motocyclistes et autres militants avaient brûlé des pneus et scandé des chansons hostiles à l’endroit des députés. Ils avaient, dans la foulée, vandalisé certaines propriétés des membres ou proches du FCC.


MCP /provinces26rdc.net

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