RDC-Rwanda : la Russie réaffirme son soutien aux solutions africaines

Les enjeux de paix et de sécurité, notamment dans la région des Grands Lacs, ont été au centre des consultations de haut niveau tenues mardi 7 juillet au siège de l’Union africaine à Addis-Abeba, par le président de la Commission de l’UA, Mahmoud Ali Youssouf, et le ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, Sergueï Lavrov.

Soulignant la primauté du dialogue, de la diplomatie et des solutions politiques dans le règlement des différends et des crises internationales, l’UA et la Russie ont réaffirmé leur engagement à promouvoir la paix, la sécurité et la stabilité en Afrique et dans le monde.

Au sujet du conflit rwando-congolais, le chef de la diplomatie russe « a réaffirmé le soutien de son pays aux approches africaines, menées et prises en charge par les Africains, en matière de prévention des conflits, de médiation, de consolidation de la paix et de reconstruction et développement post-conflit, conformément au principe des solutions africaines aux problèmes africains« .

Alors que la médiation américano-qatarie peine à produire des résultats positifs sur le terrain, les deux parties ont souligné la nécessité d’un soutien international renforcé et durable aux initiatives et institutions africaines pour la paix.

Dans le contexte d’intensification de combats dans l’est de la RDC, l’organisation continentale et Moscou ont insisté sur le fait qu’un financement prévisible, adéquat et durable des opérations de soutien à la paix menées par l’Union africaine et autorisées par le Conseil de sécurité des Nations Unies est essentiel pour renforcer la capacité de l’Afrique à relever les défis en matière de paix et de sécurité.

À cet égard, Mahmoud Ali Youssouf et Sergueï Lavrov ont souligné la nécessité d’une mise en œuvre rapide et efficace de la résolution 2719 du Conseil de sécurité des Nations Unies. Les deux personnalités ont appelé, dans la foulée, à une coopération continue entre les parties prenantes concernées afin d’assurer sa pleine application, de manière à renforcer les solutions africaines aux défis africains en matière de paix et de sécurité.

Pour obtenir des résultats concerts, ils ont convenu de l’importance d’une coordination étroite entre les trois membres africains élus (A3) du Conseil de sécurité des Nations Unies et la délégation de la Fédération de Russie à New York sur les questions de paix et de sécurité.

Face aux multiples crimes signalés lors des combats, l’Union africaine et la Russie ont appelé au strict respect du droit international et de la Charte des Nations Unies dans son intégralité, fondement des relations internationales, afin de maintenir la paix, de régler pacifiquement les différends et de garantir l’égalité souveraine.

La médiation africaine dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) connaît une architecture complexe et multipolaire. Les efforts diplomatiques se sont recentrés autour de l’Union africaine (UA), qui délègue la médiation principale au président togolais Faure Gnassingbé, appuyé par le président burundais Évariste Ndayishimiye, président en exercice de l’UA.

Désigné comme chef de file pour centraliser la médiation africaine, Faure Gnassingbé pilote un cadre de haut niveau visant à harmoniser les différents efforts de paix. Le président burundais Évariste Ndayishimiye a initié une série de consultations régionales ciblant l’unité nationale et l’organisation d’un dialogue inclusif. Début juillet 2026, il a notamment reçu à Bujumbura les principaux leaders de l’opposition congolaise. La médiation africaine cherche à articuler ses efforts avec d’autres processus diplomatiques internationaux, notamment les initiatives menées à Washington et à Doha.


Afriqu’actu / Provinces26rdc.com

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