RDC-Séminaire de l’IGF : Luzolo Bambi préconise la prévention et la sanction pour lutter contre la corruption

Le Professeur Luzolo Bambi a mis en avant deux axes essentiels pour lutter contre la corruption. À savoir : la prévention et la sanction. Cette recommandation a été formulée hier ,samedi 13 juin lors de la cinquième journée du séminaire de renforcement des capacités des partenaires médias et des acteurs de la société civile sur l’appropriation du Plan stratégique triennal 2026-2028 de l’Inspection Générale des Finances (IGF), Prenant la parole devant les journalistes, les représentants de la société civile et les cadres de l’IGF, l’ancien conseiller spécial du Chef de l’État en matière de bonne gouvernance a insisté sur le rôle central de ces deux leviers.

« Je préconise deux types de solutions : la prévention et la sanction », a-t-il déclaré.

Selon lui, la prévention repose notamment sur la presse et la société civile. Il a souligné l’importance de la sensibilisation et de la dénonciation comme outils majeurs pour anticiper et limiter les pratiques corruptives. « La prévention, c’est le rôle de la presse, le rôle de la société civile », a-t-il affirmé.

Dans la foulée, il plaide également pour un meilleur encadrement et un soutien accru aux organisations engagées dans la lutte contre la corruption.

Dans cette optique, Luzolo Bambi a appelé à la protection des lanceurs d’alerte et à la suppression du délit de presse, estimant que les journalistes doivent être encouragés à dénoncer sans crainte. « Comment ces journalistes peuvent-ils être encouragés à jouer le rôle de dénonciateurs ? », s’est-il interrogé.

Toutefois, il a insisté sur le fait que la prévention ne peut être efficace sans une véritable dissuasion, laquelle passe par la sanction. « La vraie prévention, c’est par la dissuasion, et la vraie dissuasion, c’est par la sanction », a-t-il martelé. Il a déploré le faible suivi judiciaire des rapports de dénonciation, estimant que cette situation alimente une culture d’impunité.

Le Professeur Luzolo Bambi a salué les efforts de l’Inspection Générale des Finances dans le renforcement des mécanismes de contrôle des finances publiques. Il a reconnu que ces dispositifs permettent aujourd’hui de mieux détecter les irrégularités et de prévenir les détournements dans le secteur formel.

Cependant, il a alerté sur les défis persistants dans le secteur informel, où les pratiques illicites restent difficiles à encadrer. Face à cette réalité, il a lancé un appel à la responsabilité individuelle : « J’en appelle à la conscience de chaque Congolais ».

Pour cet éminent juriste, la lutte contre la corruption ne peut être uniquement institutionnelle. Elle doit être collective et reposer sur un changement profond des mentalités.

« La corruption ne sera vaincue ni par la justice seule ni par l’IGF seule, mais par l’engagement de chaque Congolais », a-t-il affirmé.Il a également mis en avant l’importance de l’intégrité comme valeur fondamentale dans cette lutte.

« Je recommande l’intégrité, parce que l’intégrité, c’est cette capacité à résister devant la corruption », a-t-il conclu.Luzolo Bambi a rappelé que la corruption est un phénomène mondial, mais que la différence réside dans la capacité des États à y répondre efficacement. Il a plaidé pour un renforcement de la justice, une application rigoureuse des lois existantes et une mobilisation générale de la société afin de bâtir un État de droit solide et transparent en RD-Congo.

 


Ya Biso News / Provinces26rdc.com

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*