RDC : Trois facteurs expliquent la stabilité relative de taux de change et d’inflation sur les marchés (officiel)

Le Conseil des ministres vient de prendre acte d’une stabilité relative de taux de change et d’inflation constatée sur les marchés de change et des biens et services. Le gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC), invité à la réunion du 21 août 2020, a fait le point de l’évolution de la situation récente.

« Parmi ces facteurs explicatifs de la stabilité constatée, on relèvera : la politique budgétaire notamment par l’absence de financement monétaire du déficit public ; la politique monétaire et de change à travers le resserrement de la liquidité, le refus de financement et d’achat des devises; la poursuite des missions de vérification ; et, la coordination des politiques à travers la signature de pacte de stabilité entre les Ministres du Budget, des Finances et la Banque Centrale », a rapporté David-Jolino Makelele, porte-parole du Gouvernement, citant le gouverneur de la Banque centrale.

En effet, après les tensions récemment observées sur les marchés, l’accalmie se consolide et la stabilité se conforte d’une semaine à l’autre, en dépit de fluctuations pour lesquelles les efforts sont déployés pour les juguler. C’est le cas notamment de la rareté sur le marché de certains produits importés ou saisonniers.

Ce constat de la BCC, conseillère en matières financières du Gouvernement, a été illustré par quelques chiffres.

A ce sujet, Déogratias Mutombo, le gouverneur de la Banque centrale du Congo, a été précis : « le marché interbancaire a connu une variation nulle de la semaine allant du (6 au 13 août) à celle allant (du 13 au 20 août). Quant au marché parallèle, il a vu un léger raffermissement du franc congolais du 13 au 20 août, comparativement à la semaine allant du 6 au 13 août. Au marché des biens et services, une légère poussée inflationniste a été observée au cours de la semaine sous analyse, avec un taux d’inflation de 0,312% contre 0,09 la semaine précédente. »

En rappel, le Pacte de stabilité macroéconomique et monétaire a été signé le 18 août 2020 entre le vice-premier ministre, ministre du Budget, le ministre des Finances et le gouverneur de la Banque centrale.

Il vise à encadrer, par ses règles, une bonne exécution de la politique budgétaire par le Gouvernement, et de la politique monétaire par la Banque centrale du Congo.

A fin juillet 2020, les estimations du taux de croissance indiquent -1,7% contre une chute estimée à -2,4% en mars. Le solde global d’opinions de chefs d’entreprises s’est amélioré, passant de -22,3% en juin à -15,1% en juillet.

Une légère accélération de l’inflation a été constatée en juillet, soit 2,95% venant de 2,55% le mois précédent, et en cumul et en glissement annuel, elle a atteint respectivement 12,31% et 14,59%.

Les opérations financières de l’Etat en juillet se sont clôturées avec un déficit de 182 milliards de CDF, résultant d’un niveau des recettes de 604,3 milliards et celui des dépenses de 786,3 milliards.

Un déficit qui a été financé par les émissions nettes des Bons du Trésor pour 23,7 milliards de CDF ainsi que par une quotité des ressources provenant de l’appui budgétaire du Fonds monétaire internationale (FMI), soit 158,2 milliards de CDF.

En rappel, le Pacte de stabilité macroéconomique et monétaire a été signé le 18 août 2020 entre le vice-premier ministre, ministre du Budget, le ministre des Finances et le gouverneur de la Banque centrale.

Il vise à encadrer, par ses règles, une bonne exécution de la politique budgétaire par le Gouvernement, et de la politique monétaire par la Banque centrale du Congo.

A fin juillet 2020, les estimations du taux de croissance indiquent -1,7% contre une chute estimée à -2,4% en mars. Le solde global d’opinions de chefs d’entreprises s’est amélioré, passant de -22,3% en juin à -15,1% en juillet.

Une légère accélération de l’inflation a été constatée en juillet, soit 2,95% venant de 2,55% le mois précédent, et en cumul et en glissement annuel, elle a atteint respectivement 12,31% et 14,59%.

Les opérations financières de l’Etat en juillet se sont clôturées avec un déficit de 182 milliards de CDF, résultant d’un niveau des recettes de 604,3 milliards et celui des dépenses de 786,3 milliards.

Un déficit qui a été financé par les émissions nettes des Bons du Trésor pour 23,7 milliards de CDF ainsi que par une quotité des ressources provenant de l’appui budgétaire du Fonds monétaire internationale (FMI), soit 158,2 milliards de CDF.


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