Le gouvernement congolais a décidé d’un plan de contingence c’est-à-dire un plan d’évacuation de la ville de Goma, à l’issue d’une réunion en urgence tenue samedi 22 mai dans la soirée. La décision fait suite à l’éruption du volcan Nyiragongo signalée depuis 19 heures, près de Goma. Le gouvernement a par ailleurs appelé la population du Nord-Kivu à se fier beaucoup plus aux messages officiels des autorités provinciales ou nationales, qui « suivent de très près la situation. »
Une réunion urgente du gouvernement central a été convoqué pour statuer sur l’éruption volcanique, indique le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya.
C’est à 19 heures (heure locale) que le volcan Nyiragongo est entré en éruption, a confirmé le gouverneur militaire du Nord-Kivu sur les ondes de la RTNC.
Dès les premières minutes de cette éruption du volcan un hélicoptère de la MONUSCO a été lancé en reconnaissance sur le site volcanique. L’appareil a bel et bien confirmé que les activités d’éruption émanaient du mont Nyiragongo. En conséquence La ville de Goma et ses environs sont en sécurité.
Dans un bref message, le lieutenant général Constant Ndima a appelé la population au calme et à suivre les orientations des services de protection civile et de la police selon le plan de contingence en vigueur.
La dernière éruption volcanique à Nyiragongo date du 17 janvier 2002. Plus de 100 personnes avaient été tuées. Des laves avaient coulé jusqu’à atteindre une grande partie de la ville de Goma et l’aéroport. Une éruption a eu lieu en 1997, causant la mort de plus de 600 personnes.
Les enfants et les familles sont en danger à la suite de l’éruption d’un volcan à Goma, alerte UNICEF
L’UNICEF a signalé que plus de 150 enfants ont été séparés de leurs familles et que l’on craint que plus de 170 d’autres ne soient disparus alors que les gens ont fui la ville de Goma, dans l’est de la République Démocratique du Congo, à la suite de l’éruption du volcan Nyiragongo. C’est ce qu’indique le communiqué de l’agence onusienne publié le 23 mai.
Plus de 5.000 personnes ont traversé la frontière rwandaise depuis Goma et au moins 25.000 personnes ont été déplacées à Sake, à 25 km au nord-ouest de Goma. Cependant, note l’UNICEF, la plupart des gens rentrent lentement chez eux depuis que la lave a cessé de couler dimanche 23 mai matin.
L’UNICEF s’inquiète également de voir des centaines de personnes revenir à Goma pour retrouver des maisons endommagées provocant ainsi des pénuries d’eau et d’électricité.
« On ne sait pas encore combien de foyers ont été touchés par l’éruption dans le territoire de Nyiragongo, au nord de Goma. Des dizaines d’enfants de la zone proche de l’aéroport de la ville se sont retrouvés sans abri et sans ressources. Une équipe de l’UNICEF a été déployée dans les zones affectées de Sake, Buhene, Kibati et Kibumba pour fournir une réponse de première ligne », indique le communiqué.
Cette réponse consiste à l’installation de points d’eau chlorés dans et autour de Sake pour limiter la propagation du choléra ; au renforcement de la surveillance épidémiologique du choléra, notamment à Goma suite au retour de milliers de résidents.
La mise en place de deux centres de transit pour les enfants non accompagnés et séparés, en collaboration avec les autorités locales congolaises est aussi l’une des mesures.
L’UNICEF travaille également avec ses partenaires pour référer les cas de violence et d’abus sexuels afin qu’ils bénéficient d’un soutien médical et psychosocial adéquat.
La dernière éruption du Nyiragongo, en 2002, a laissé plus de 100.000 personnes sans abri, rappelle l’UNICEF.
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