« Le plus grand défi pour l’instauration d’une paix durable dans la province de l’Ituri est le changement des mentalités de la population », a constaté l’ONG Laboratoire scientifique de paix, de justice et de la démocratie qui œuvre dans le territoire de Mahagi. A cet effet, cette organisation a lancée depuis deux semaines une vaste campagne d’éducation civique des jeunes dans le territoire de Mahagi.
Selon son coordonnateur, le professeur Patrick Chombe, de nombreux jeunes se livrent à la violence à cause de l’ignorance de la loi. L’objectif de cette campagne, en cours, est donc d’inculquer la culture de paix et de respect de la loi chez les jeunes dès le bas âge pour bâtir un environnement stable et prospère et mettre fin au cycle des violences en Ituri, a-t-il declaré.
Cette sensibilisation porte sur les notions de paix, des droits, de démocratie et de développement. Les sensibilisateurs s’appuient sur un document intitulé « 200 questions des droits rencontrés dans la société et leurs réponses ».
Des centaines de jeunes ont déjà bénéficié de cette sensibilisation dans deux chefferies sur les huit que compte le territoire de Mahagi. C’est à Panduru et Djukot.
Le coordonnateur de l’ONG Laboratoire scientifique de paix, de justice et de la démocratie indique que cette démarche vise à « constituer une nouvelle génération des jeunes qui sont de bons citoyens épris de paix et d’équité pour briser le cycle des violences en Ituri ».
A la fin de cette campagne, son organisation compte mettre en place des clubs de paix et des parajuristes dans chaque village, groupement et chefferie de Mahagi. Ce sont les jeunes sensibilisés par elle, qui seront les membres de ces clubs.
Avant le territoire de Mahagi, cette structure avait organisé plusieurs conférences dans les institutions universitaires à Bunia pour le changement des mentalités des étudiants et d’autres couches de la population.
Ituri : les journées ville morte pertubent le quotidien de la population à Irumu qui invite l’autorité à y remédier

C’est en dépit de l’interdiction des autorités que l’association culturelle Kyahanda yira a poursuivi ce vendredi 18 novembre sa deuxième journée ville morte pour dire non à la persistance de l’insécurité ciblant les membres de leur communauté en territoire d’Irumu (Ituri).
Celle-ci regroupe le peuple Nande, ressortissant du Nord-Kivu, détenteur de plusieurs commerces qui restent fermés au détriment de la population, indiquent quelques habitants que Media Congo Press a interrogés. Ces derniers appellent les autorités compétentes à trouver une solution pour que tout revienne à la normale.
« Depuis que nous sommes ici, le matin il n’y a pas du courant. Nous voulons acheter des vêtements et fournitures scolaires à nos enfants mais à notre grande surprise nous avons vu des boutiques fermés.suggerons seulement à l’administrateur militaire et d’autres autorités locales de se pencher sur ce dossier pour y remédier”.
D’après le président territorial de cette communauté, les activités ne reprendront qu’après le démantèlement des positions des miliciens qui tuent ses membres dans leurs champs. John Kihimba regrette cependant que leurs alertes ne sont pas prises en considération par les services de sécurité sur l’existence de cette milice dénommée « Chini ya tuna » qui s’attaque à la population Yira.
”Avant la tuerie de Masome qui avait coûté la vie à treize civils, nous avions alerté un mois plus tôt les autorités qui ne l’avaient pas pris en compte. Nous demandons l’organisation d’une table ronde entre nous et la communauté Lesse pour résoudre nos différends », a-t-il dit dans un entretien avec la presse locale.
Des dizaines de civils sont déjà tués depuis l’alerte de la communauté sur l’existence de cette milice jadis non reconnue par les autorités locales la qualifiant d’un groupe de bandits.
Ituri : des miliciens de la FRPI pillent environ 250 vaches au sud d’Irumu

Des hommes armés identifiés aux miliciens de la Force de résistance patriotique de l’Ituri (Frpi) ont pillé plusieurs vaches dans une nouvelle incursion ce vendredi 18 novembre à Bundikisa en secteur de Bahema sud dans la partie australe du territoire d’irumu.
Selon le député provincial en veilleuse Pascal Kakoraki qui livre l’information, les miliciens ont pillé environ 250 vaches des éleveurs de la place et sont partis vers Nyando et Nyazinge en chefferie des Walendu Bindi.
Ainsi, il appelle l’armée à poursuivre ces ennemis et restituer les bovins pillés.
« Nous demandons au gouvernement provincial ainsi qu’au comité local de sécurité de parler avec ces miliciens afin qu’ils remettent ces bêtes », a dit Pascal Kakoraki.
Notons que malgré la signature de l’accord avec le gouvernement Congolais depuis février 2020, cette milice n’a jusque-là cessé de commettre certaines exactions.
Radio Okapi / Provinces26rdc.com
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