Le président du Zimbabwe, Emmerson Mnangagwa, a promulgué une réforme constitutionnelle prolongeant son mandat de deux ans, jusqu’en 2030, ont informé mercredi les médias internationaux.
«Le texte prévoit une disposition qui prolonge les mandats présidentiel et parlementaire de cinq à sept ans. Cela constitue une autre mesure qui donne au Parlement le pouvoir de nommer le président signé, scellé et promulgué, c’est désormais la loi », a déclaré Nick Mangwana, haut responsable du ministère de l’Information.
La promulgation de cette loi revient à supprimer l’élection présidentielle au suffrage direct qui avait été instaurée en 1987, sept ans après l’indépendance.
Ces changements majeurs ont été adoptés aisément par les deux chambres du Parlement et finalisés par l’Assemblée nationale il y a une semaine.
Selon les sources, ces changements ont suscité de vives critiques de la part de l’opposition, qui a parlé de « coup d’Etat constitutionnel », dans un pays où le parti Zanu-PF de M. Mnangagwa, 83 ans, détient la majorité au Parlement.
L’opposition zimbabwéenne, affaiblie par des années de répression et des scrutins entachés d’irrégularités, affirme que ces mesures vont renforcer la mainmise du Zanu-PF sur le pouvoir dans ce pays riche en ressources, qu’il dirige depuis l’indépendance en 1980.
M. Mnangagwa – surnommé « Le Crocodile » en raison de sa brutalité – est arrivé au pouvoir en 2017 à la faveur d’un coup d’Etat soutenu par l’armée, qui a évincé Robert Mugabe, alors âgé de 93 ans, après 37 ans passés à la tête du pays, a-t-on signalé.
ACP/Provinces26rdc.com
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