RDC : Franck Diongo appelle le procureur général près la Cour de cassation à interpeller Mabunda et Thambwe pour « outrage au chef de l’Etat »

Au cours d’une conférence de presse tenue ce mardi 14 avril 2020, à Kinshasa, Franck Diongo, président national du Mouvement Lumumbiste Progressiste (MLP) a salué l’arrêt rendu par la Cour constitutionnelle déclarant conforme à la constitution l’État d’urgence décrété par le président de la République Felix Tshisekedi, pour faire face au Coronavirus.

« L’État d’urgence est légal, tel que déclaré par la Cour constitutionnelle. Par conséquent, il n’y aura pas de Congrès parce que c’est illégal », a-t-il dit.

Pour l’ancien député national, les présidents de deux chambres du Parlement ont outragé le chef de l’État.

« Les deux présidents ont offensé le président de la République. Ils avaient eux-même suspendu la tenue des plénières à cause du Covid-19 sans pourtant avoir eu l’avis de la plénière. Chaque chambre a délibérément refusé de se réunir pour adopter les mesures d’encadrement de l’état d’urgence », a souligné Franck Diongo.

Par ailleurs, il a demandé au procureur général près la Cour de cassation de se saisir du dossier en flagrance pour juger les présidents de deux chambres du Parlement.

Au cas où ils ne sont pas jugés, Franck Diongo a proposé la signature d’une pétition qui va pousser le procureur général de s’occuper du dossier.

Dénonçant un plan de paralysie de l’Etat, Franck Diongo appelle à des poursuites contre Mabunda et Thambwe

-Pour le président national du Mouvement progressiste lumumbiste, les présidents de deux Chambres du Parlement (Alexis Thambwe Mwamba du Sénat et Jeanine Mabunda de l’Assemblée nationale), se sont évertués par des incongruités juridiques dans le but de créer la paralysie de l’Etat.

A son avis, les deux animateurs des Chambres parlementaires du pays perdent ainsi tout le prestige et l’honneur attachés à leurs fonctions dès lors que les sorties médiatiques organisées par les présidents de l’Assemblée nationale après le discours du chef de l’Etat devant la diaspora congolaise à Londres, et du Sénat tout récemment, après la proclamation de l’état d’urgence par le président de la République, visent à créer la crise politique et institutionnelle dans  l’unique but de déstabiliser le pays.

Et tirant les conséquences de l’Arrêt R/CONST 1200, le président du MLP estime que les deux présidents sont poursuivables notamment pour avoir violé intentionnellement et sciemment la Constitution de la RDC ; n’avoir pas voté la loi de mise en application des mesures d’état d’urgence conformément à la Constitution, en son article 145 alinéa 2 ; avoir suspendu illégalement les plénières sans pour autant se référer à l’organe suprême qui est la plénière ; et pour rébellion, tentative d’atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat, outrages et offense au chef de l’Etat.

Le Potentiel /Actu30 /provinces26rdc.net

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