RDC-Montée en flèche des prix des denrées : résultat des 100 jours du gouvernement Sama Lukonde

C’est par l’Assemblée nationale que le gouvernement Sama Lukonde dit des ”warriors”, qui totalise ses 100 jours, a été investi en date du 26 avril 2021. Sur terrain, rien ne présage un quelconque changement ou encore une bribe d’évolution, constate la population.

Après la fin de la coalition FCC-Cach qui a conduit à l’investiture du gouvernement présent, la population a jubilé pensant que le frein au développement, Front commun pour le Congo (FCC), mis hors état de nuire, la nation congolaise verrait enfin son épanouissement. Triste est de constater que le contraste entre les espoirs d’une vie sociale améliorée et la réalité demeure têtu. A Kinshasa, la population exprime leurs inquiétudes et surtout la désillusion.

« Certes, en ces quelques jours, le gouvernement ne peut tout résoudre mais du moins quelques avancées auraient dû se remarquer. Tous les maux décriés sous Kabila persistent jusqu’à ce jour », indique M. Vuanga, enseignant de son état.

Avec un regard focalisé sur le panier de la ménagère qu’elle est de surcroît, Mme Kapinga déplore la hausse des prix des biens de première nécessité. ”Un savon de Marseille qui ne coûtait que 300 à 350fc se négocie maintenant à 500fc pour le savon jaune et 600fc pour le savon blanc ! Les produits surgelés n’ont guère baissé de prix, de même que le haricot dont raffole la plupart des enfants », a-t-elle indiqué.

« Nous avons remarqué la baisse de prix de billets d’avion, geste que nous saluons. Mais ce n’est pas une priorité pour le moment ; nous voulons le manger à bon prix, l’eau courante et l’électricité, pour ne citer que ça », indiquent MM Ndombele, Samba Didi et Gauthier Nsungidi, tous courtiers de Kinshasa basés à Ngaliema.

« Je suis étonné de suivre à la télé l’inauguration du saut-de-mouton de la rtnc, attribué à tort aux 100 jours de Sama Lukonde ! Or, ce dernier revient aux 100 jours du chef de l’Etat, malgré le long retard observé quant à son acheminement », indique M. Shako, agent à la DGI.

Légère hausse des prix des carburants

-

Le prix des carburants a augmenté dans la zone sud et est du pays, mais pas à Kinshasa. En cause l’augmentation du prix moyen frontière commercial dit PMFC  et du prix du baril de pétrole passant de 35 à 75$USD.

Le 30 juillet dernier, le ministre de l’Economie, Jean Marie Kalumba Yuma, a procédé à la signature des arrêtés portant fixation des prix des produits pétroliers applicables, sur toute l’étendue du territoire national. A en croire la cellule de communication ECONAT, cette hausse serait de l’ordre de 15% pour l’essence, 18% pour le gasoil et 20% pour le pétrole dans la zone sud du pays. Dans la zone est, la hausse serait de 10% pour l’essence, 7% pour le gasoil, et 20% pour le pétrole.

L’augmentation du prix moyen frontière commercial dit « PMFC » en serait la cause.

D’après les données fournies par le Comité de suivi des produits pétroliers conduit actuellement par le ministère de l’Economie, le prix moyen frontière commercial « PMFC en sigle », aurait augmenté récemment. En outre, le contexte international marqué par une augmentation du prix du baril de pétrole passant de 35 à 75$ actuellement, expliquerait en partie cette hausse.

La ville province de Kinshasa épargnée jusqu’à présent

En ce qui concerne la zone ouest dont la capitale Kinshasa, les prix des hydrocarbures à la pompe sont maintenus. En accord avec les opérateurs économiques œuvrant dans le domaine pétrolier, le gouvernement de la République, par le biais de son ministre de l’Economie, ont décidé de maintenir les prix du carburant à la pompe, le temps de procéder à la certification rapide et au paiement progressif des pertes et manques à gagner aux distributeurs pétroliers (cellule de communication ECONAT).

Doit-on craindre une future hausse de prix à Kinshasa ?

Selon les analyses du ministère de l’Economie, l’un des paramètres reflétant le niveau de la demande du carburant, qui est « le volume mis en circulation », connaîtrait une hausse passant de 109,547 m3 (qui est son niveau règlementaire retenu le 13 août 2020) à 127,196 m3, soit une augmentation de 16% dépassant ainsi le niveau réglementaire qui tolère une hausse de 5% seulement. En effet, avec un niveau de demande en hausse conjugué d’un contexte international marqué par la hausse du prix du baril de l’or noir, la ville province de Kinshasa devrait s’attendre aussi à une hausse prochaine du prix du carburant à la pompe.

 

 

MCP/Provinces26rdc.net

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*