La note de la RDC en matière d’opportunités d’attirer les investisseurs est passée de 5, 1 sur 10, de l’année passée, à 5,5 en 2023, à la suite principalement de la performance macroéconomique et la gestion des finances publiques. C’est ce qu’indique le rapport Risque pays RDC de l’Agence panafricaine Bloomfield Investment corporation, présenté mercredi 28 juin à Kinshasa.
Au cours de la deuxième édition de la conférence Risque pays RDC organisée par le ministère des Finances, cette agence établit la cartographie des risques de la RDC en mettant en relief ses atouts, opportunités et ses axes d’amélioration.
A cette occasion, le Premier ministre, Jean-Michel Sama Lukonde, a salué ce progrès, tout en réitérant les efforts du gouvernement pour améliorer l’environnement socioéconomique du pays afin d’attirer les investisseurs et les partenaires du développement:
« Je voudrais ici, après cette évaluation qui nous a été donnée et cette notation heureusement en progressivité, mentionner que l’effort du gouvernement pour améliorer non seulement notre climat des affaires, mais surtout notre potentiel d’investissement qui va dans le sens de répondre à une question sociale du plus haut niveau, celle de la création des emplois et de la création des richesses. Et ici, on l’a mentionné que ça passe par la diversification de notre économie ».
Mais au-delà des efforts que nous faisons, a fait remarquer Sama Lukonde, le Gouvernement espère que la véritable réponse va venir du secteur privé avec beaucoup d’investissements.
« Nous sommes conscients de la diversification de l’économie qui doit intervenir dans notre pays. Cela passe d’abord par l’amélioration de nos infrastructures, mais, au cœur, d’abord l’amélioration de notre système au niveau des infrastructures routières parce que ça passe par là pour que nous puissions avoir le développement que nous voulons avoir », a reconnu le Premier ministre.
A côté d’infrastructures routières, il a aussi évoqué le secteur de l’énergie, insistant sur l’urgence de créer des emplois pour les jeunes.
Cette conférence a réuni plusieurs personnalités du pays, des experts, diplomates, chefs d’entreprises, cadres des secteurs privé et public ainsi que des partenaires du développement.
Climat des affaires : avec la note de 5.5 « il n’y a aucun frein à investir en RDC » ( Bloomfield investement)
L’environnement des affaires en République démocratique du Congo continue de s’améliorer et il n’y a aucun frein à investir dans ce pays continent. C’est l’essentiel du rapport risque pays présenté par l’agence de notation panafricaine Bloomfield Investement Corporation. Stanislas Zeze, président directeur général de ladite agence, a révélé, ce mercredi 28 juin 2023 à Kinshasa, le résultat de son analyse au cours de la deuxième conférence risque pays en RDC, en présence du Premier ministre, Jean-Michel Sama Lukonde, du ministre des Finances, Nicolas Kazadi, ainsi que d’autres membres du gouvernement et des acteurs économiques.

Jean-Michel Sama Lukonde, Premier ministre
Grâce à ses performances économiques, marquées par l’accroissement des recettes publiques, la RDC obtient la note 5,5 en 2023 avec des perspectives positives stables à court et à long terme contre 5,1 avec des perspectives stables en 2022. Dans son rapport, Bloomfield a également relevé une amélioration de la notation souveraine de la RDC, celle-ci s’établissant, en monnaie locale, à « BBB » (note d’investissement à risque modéré), avec une perspective positive, à long et à court terme.
La RDC gagne ainsi 40 points de base, d’une année à l’autre, d’après les résultats de l’Agence de notation Bloomfield. La performance extraordinaire de l’économie, la gestion prudente des finances publics et le renforcement de l’environnement financier en RDC sont les trois éléments fondamentaux qui ont permis cette amélioration. En dépit d’un contexte marqué par la crise russo-ukrainienne et le resserrement financier, la RDC a fait preuve de résilience et a réalisé un taux de croissance de 6,6% révisé à 8,9%, après concertation avec le Fonds monétaire international (FMI) contre 6,2% en 2021, indique le rapport.
En rapport avec la solidarité du système financier, l’agence note que la banque centrale du Congo a poursuivi ses activités en relevant, à la fois, son taux directeur de 7,5% à 8,25% en novembre 2022 puis de 8,25% à 11% entre mars et juin 2023, ainsi que le coefficient de réserves obligatoires sur les dépôts en CDF de 0% à 10%. Le rapport note, par ailleurs, quelques faiblesses au niveau de la fiscalité, des infrastructures mais aussi de la situation sociopolitique à l’approche des élections.
Réagissant à ce rapport, le ministre des Finances, Nicolas Kazadi, a salué la notation attribuée à la RDC. « Cette meilleure note est une illustration des efforts menés par notre gouvernement pour renforcer l’économie congolaise de manière transversale. Je le note avec satisfaction, mais sans surprise : la croissance réelle du PIB a atteint 8,9% en 2022, faisant de notre pays l’une des économies les plus dynamiques du continent, en parallèle d’une accumulation continue des réserves par la banque centrale, permettant de renforcer la stabilité macroéconomique. », a fait savoir Nicolas Kazadi.

Nicolas Kazadi, ministre des Finances
Le ministre des Finances a indiqué que l’organisation de la deuxième édition de la Conférence Risque Pays témoigne de l’importance continue que le gouvernement accorde au dialogue qu’il a engagé depuis plusieurs années déjà à propos de la perception du risque de la RDC, avec une volonté d’entamer un exercice de transparence et d’évaluation. Cet événement économique de grande envergure en RDC, a-t-il indiqué, a pour but d’intégrer tous les acteurs économiques et les partenaires au développement dans un débat constructif, en vue de stimuler le dialogue public-privé.
Laisser un commentaire