Condamnés en appel, Marine Le Pen lance quand même sa campagne présidentielle

Condamnée mais candidate, la cheffe de file du Rassemblement national a surpris la classe politique française mardi soir.

Marine Le Pen, qui a joué son va-tout en décidant d’être candidate malgré sa condamnation en appel, lance ce mercredi sa campagne dans la Sarthe, faisant fi des critiques de ses adversaires et du risque que son pari judiciaire osé échoue.

La cheffe de file du Rassemblement national est attendue dans la matinée pour une déambulation sur le marché de La Flèche, Mairie remportée en mars par le RN. Elle sera accompagnée de Jordan Bardella, qui devait la remplacer en cas d’empêchement et sera son premier ministre si elle remporte l’élection présidentielle de 2027.

Une décision judiciaire qui permet sa candidature

Mardi, Marine Le Pen a bouleversé le cours de la campagne en annonçant sa candidature à l’Élysée, quelques heures après l’arrêt de la Cour d’appel confirmant sa condamnation dans l’affaire des assistants parlementaires européens.

La réduction de son inéligibilité à 45 mois, dont 30 avec sursis, lui permet de se porter candidate. Elle a aussi été condamnée à 3 ans d’emprisonnement, dont 1 an sous bracelet électronique, mais a assuré qu’elle mènerait campagne «sans» en se pourvoyant en cassation, car cet ultime recours suspend l’exécution de sa peine.

Marine Le Pen joue la montre

Son choix risqué a déclenché d’intenses et complexes débats juridiques. Et repose sur une stratégie consistant à jouer la montre, en misant sur les importants délais des procédures judiciaires.

Ses lieutenants, ce mercredi, ont donc invité la justice à prendre son temps. Louis Aliot, maire RN de Perpignan qui va lui aussi se pourvoir en cassation, a estimé sur BFMTV/RMC qu’«il n’y a plus urgence» à ce que cette Cour se prononce étant donné que Marine Le Pen peut être candidate.


24heures / Provinces26rdc.com

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