L’État hébreu « ne permettra pas » à l’Iran « d’avancer dans son programme d’armes nucléaires », a justifié l’armée israélienne après ses frappes ce vendredi.
Il n’y a eu ni morts, ni augmentation des niveaux de radiation, selon l’Iran. Mais l’armée israélienne a bien confirmé ce vendredi avoir frappé deux sites dans le centre de la République islamique, le réacteur à eau lourde d’Arak et une usine de traitement d’uranium dans la province de Yazd, au 28e jour de la guerre au Moyen-Orient.
« Il y a peu, l’armée de l’Air israélienne (…) a frappé le réacteur à eau lourde d’Arak », a indiqué l’armée dans un communiqué, affirmant qu’il s’agissait d’un « site clé de production de plutonium destiné aux armes nucléaires ». Des médias iraniens avaient fait état de frappes « en deux temps » sur le complexe, aujourd’hui appelé Khondab.
L’armée israélienne a diffusé peu après un autre communiqué dans lequel elle dit avoir frappé une usine de traitement d’uranium dans la province de Yazd.
Les forces israéliennes « ont attaqué l’unique usine de ce type en Iran qui était utilisée pour produire des matériaux requis pour le processus d’enrichissement d’uranium ». Elle a ajouté qu’Israël « ne permettra pas » à l’Iran « d’avancer dans son programme d’armes nucléaires ».
L’Organisation iranienne de l’énergie atomique avait annoncé des frappes israéliennes et américaines sur l’usine d’Ardakan, qui produit du concentré d’uranium, une première étape avant l’enrichissement. Cette attaque n’a « entraîné aucun rejet de matières radioactives », a assuré l’organisation.
Arak déjà visé en 2025
Israël et les États-Unis accusent la République islamique de chercher à se doter de l’arme nucléaire, Téhéran affirmant que son programme est strictement à vocation civile.
La construction du réacteur à eau lourde d’Arak, officiellement destiné à produire du plutonium à des fins de recherche médicale, a débuté dans les années 2000. Mais le projet a été gelé conformément à l’accord international de Vienne de 2015 sur le nucléaire iranien, dont les États-Unis se sont retirés en 2018.
Le cœur du réacteur d’Arak a ainsi été retiré et du béton y a été coulé, afin de le rendre inopérant. Le site avait été visé par des frappes israéliennes lors de la guerre de douze jours en juin 2025 qui avait opposé l’Iran et Israël, durant laquelle les États-Unis avaient aussi mené des bombardements.
Selon l’Agence internationale de l’Énergie atomique (AIEA), l’usine de production d’eau lourde avait été « endommagée » et elle n’est plus « pleinement opérationnelle depuis ». Mais l’Agence a indiqué ne pas y avoir eu accès depuis mai 2025.
Le Moyen-Orient est plongé depuis le 28 février dans une guerre déclenchée par des frappes conjointes des États-Unis et d’Israël contre l’Iran, auxquelles Téhéran a riposté par des tirs de missiles et de drones visant Israël et plusieurs pays de la région.
Le Parisien / Provinces26rdc.com
Laisser un commentaire