À travers un communiqué de presse, la Commission nationale des droits de l’homme (Cndh) ordonne le gel de ses effectifs. Une décision prise par l’Assemblée plénière et motivée par la modicité du budget alloué à cette institution. Pour certains agents et cadres de cette institution, ce gel des effectifs constitue une violation des droits humains.
Dans ce communiqué de presse, la Cndh explique que son budget a été réduit. De 11 milliards de Francs Congolais, il est passé à quatre milliards. Dans ce même document, il explique également que ce gel permettra de majorer les salaires des conseillers. Car, à ce jour, ils ne touchent que 400 $. Ainsi, cette institution d’appui à la démocratie décide de geler plus de 250 postes.
Le 21 avril 2024, elle a demandé aux coordonnateurs de faire la remise et reprise avec les chefs d’antennes.
Sur l’ensemble de la RDC, cette décision est contestée. Pour certains agents et cadres, elle constitue une violation des droits du travail qui est un droit humain. Mais cette décision viole aussi les règles de droit. « Nous avons été nommés par décision du président de la Cndh. Nous avions été notifiés, mais nous allons quitter nos postes par une note circulaire. C’est inadmissible », explique un cadre de la Cndh/Lubumbashi.
Contacté, Dieudonné Kalindye Byanjira, rapporteur de la Cndh, explique pour sa part que cette mesure est fondée, parce qu’il s’agit bel et bien d’une décision et non d’une simple note circulaire.
La suppression de ces emplois va plonger plus de 250 familles dans le chômage, alors que le pacte international des droits économiques, sociaux et culturels recommande aux états membres de garantir le droit au travail. L’article 6 du Pidesc enjoint aux États-membres de prendre des mesures pour le plein exercice de ce droit. Comment, elle (Cndh) censée faire la promotion des droits humains, viole les droits des agents et cadres ? », s’interroge un autre agent de cette institution.
Il faut dire qu’en plus d’être une violation des droits humains, cette décision portera un coup fatal au travail de cette institution. Car, il faut un minimum du personnel pour se rendre compte des violations des droits humains dans le pays.
Magazine La Guardia / Provinces26rdc.com
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