Les populations locales bénéficient trop peu de la redevance minière selon CORDAID

En RDC, deux ans après la révision du code minier, le développement des communautés locales qui subissent l’impact de l’exploitation minière se fait toujours attendre. C’est le constat fait par l’ONG néerlandaise CORDAID (Catholic Organization for relief and developpement Aid) dans son rapport publié en début de semaine. De leur côté, certaines autorités locales estiment qu’elles agissent conformément au plan de développement local conçu avec les délégués de la population.

En deux ans, les entreprises minières ont versé, en matière de redevance, plus de 54 millions de dollars aux localités et communes des sept provinces affectées par leur exploitation. Mais selon l’organisation non gouvernementale CORDAID, les responsables des localités et communes bénéficiaires des 15% de la redevance minière ont pour la plupart affecté ces fonds à des projets d’intérêt personnel plutôt que communautaires.

L’ONG appelle les responsables des localités à répondre en priorité aux besoins de base des communautés, tel que l’accès à l’eau, à l’électricité, la promotion de l’agriculture…

« A quoi sert la réhabilitation d’un bureau de l’autorité locale alors que vous avez une communauté qui n’a pas accès à l’eau, qui n’a pas accès à l’électricité, alors que vous avez des enfants qui n’ont pas accès de bonnes infrastructures scolaires ? », interroge Fabien Mayani, chargé de programme au sein de CORDAID.

Dans le Haut-Katanga par exemple, la commune de Kampemba à Lubumbashi a perçu de juillet dernier à ce jour de l’entreprise Chemicals of Africa, CHEMAF, près de 4 millions des dollars. Pour Eric Lwamba, bourgmestre de la commune, les projets réalisés profitent à la communauté. « Je n’ai pas commencé par la réhabilitation du bureau communal, nous explique t-il…. J’ai fait construire des ponts, un centre de santé, réhabilité des routes en terre battue et même asphalté certaines routes. »

La population elle en attend davantage. Dans la commune annexe de Lubumbashi, par exemple, jusqu’à ce jour, seuls les bâtiments administratifs ont été réhabilités alors que les priorités pour la population sont notamment l’accès à l’eau, à l’électricité et même aux soins de santé.

RFI /provinces26rdc.net

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