RDC : 3 349 sites hydroélectriques cartographiés pour un potentiel de 167,25 GW

La République démocratique du Congo franchit une nouvelle étape dans la structuration de son secteur hydroélectrique. Le ministère des Ressources hydrauliques et de l’Électricité vient d’officialiser une cartographie nationale des sites hydroélectriques, destinée à améliorer la planification du secteur et à faciliter l’identification des opportunités d’investissement.

Adoptée par arrêté ministériel signé le 16 septembre 2026, cette cartographie répertorie 3 349 sites hydroélectriques, représentant un potentiel estimé à 167,25 GW. Parmi les sites recensés, 251 disposent déjà d’aménagements hydroélectriques, actuellement en exploitation ou à l’arrêt.

Pour le gouvernement, cet outil doit désormais servir de référence dans le développement de nouveaux projets. La cartographie permet notamment de consolider les informations disponibles sur les différents sites et de les intégrer dans une base de données géographiques centralisée sous forme de Système d’Information Géographique (SIG).

Un nouvel outil pour les investisseurs

L’un des principaux apports de cette réforme réside dans la mise en place du portail HYDRO-RDC. Cette plateforme doit permettre aux investisseurs, développeurs de projets et autres acteurs du secteur d’accéder aux informations techniques disponibles sur les sites identifiés à travers le pays.

L’objectif est notamment de faciliter l’identification des sites présentant un potentiel technique et économique favorable, tout en améliorant la disponibilité des données nécessaires à la préparation des projets. La centralisation de ces informations doit également favoriser une meilleure coordination entre les différentes administrations intervenant dans le secteur de l’électricité.

Cette évolution intervient dans le prolongement de l’ordonnance-loi n°25/025 du 5 février 2025 modifiant la législation congolaise sur l’électricité. Son article 47 prévoit que l’octroi des concessions doit être effectué conformément à la cartographie énergétique fixée par arrêté ministériel.

Une cartographie appelée à évoluer

Le dispositif n’est toutefois pas figé. Le gouvernement précise que la cartographie pourra être régulièrement actualisée en fonction de la découverte de nouveaux sites et de la disponibilité de nouvelles données techniques. Les concessionnaires et autres acteurs concernés sont ainsi appelés à contribuer à sa mise à jour.

Pour la RDC, qui dispose d’un important potentiel hydroélectrique mais fait face à des besoins considérables en matière d’accès à l’électricité, l’enjeu est désormais de transformer cette connaissance du potentiel en projets effectivement développés.

Avec 167,25 GW identifiés sur 3 349 sites, la cartographie fournit ainsi une nouvelle base de travail pour la planification énergétique, la préparation des investissements et l’expansion de l’offre électrique à travers le territoire national.

Électricité : vers une nouvelle méthodologie tarifaire dans le secteur

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(g à d) Cherif Mohamed, Soraya Aziz-Moto et Philippe Étienne, respectivement Représentant pays de la BAD en RDC, DG de l’ARE et Expert en secteur électrique lors de la clôture de l’atelier des experts des parties prenantes du secteur de l’électricité ce

La République démocratique du Congo avance vers une nouvelle méthodologie tarifaire dans le secteur de l’électricité. Du 21 au 25 septembre à Kinshasa, l’Autorité de régulation du secteur de l’électricité (ARE) et la Banque africaine de développement (BAD) ont réuni les principales parties prenantes du secteur dans le cadre du Programme d’assistance technique au secteur de l’énergie en Afrique (AESTAP).

L’atelier a réuni des représentants du ministère des Ressources hydrauliques et de l’Électricité, de l’ARE, de la Société nationale d’électricité (SNEL), ainsi que des opérateurs privés et d’autres institutions publiques. Les travaux ont porté principalement sur trois chantiers : l’étude du coût du service de l’électricité, l’harmonisation de la méthodologie tarifaire et le cadre réglementaire relatif au raccordement au réseau électrique.

Pour la BAD, ces réformes doivent contribuer à renforcer la régulation et l’attractivité du secteur pour les investisseurs.

« Une régulation économique efficace constitue une base essentielle pour attirer les investissements, renforcer la viabilité du secteur et améliorer la qualité des services électriques », a souligné Callixte Kambanda, responsable de la division des Politiques, de la Régulation et des Statistiques de l’énergie à la Banque.

Il a précisé que la BAD accompagne la RDC dans la mise en place des outils et des capacités nécessaires à la mise en œuvre de ces réformes.

Mieux évaluer le coût du service

Réalisée sur le périmètre de la SNEL, l’étude tarifaire vise à fournir au régulateur des instruments permettant d’analyser les coûts du service, l’évolution de la demande et les besoins de revenus des opérateurs.

Elle préconise notamment la mise en place progressive d’un cadre tarifaire plus lisible et équitable, avec l’objectif de concilier les impératifs économiques du secteur et la prise en compte des besoins des consommateurs.

La directrice générale de l’ARE, Soraya Aziz-Moto, a souligné l’importance de cette étude pour améliorer les capacités de régulation du secteur.

« Cette étude nous fournit des outils essentiels pour mieux comprendre les coûts du secteur, l’évolution de la demande et les effets des choix tarifaires. Elle contribuera à une régulation plus transparente, plus prévisible et davantage orientée vers l’équilibre du secteur tout en prenant en compte les besoins des consommateurs », a-t-elle déclaré.

Vers un secteur plus attractif

Représentant la BAD en RDC, Cherif Mohamed a inscrit ces travaux dans l’objectif de renforcer la viabilité financière du secteur électrique et de favoriser les investissements nécessaires à l’extension de l’accès à l’électricité.

« L’atelier de cette semaine constitue donc une étape importante. Il permettra aux équipes techniques de l’ARE et aux différentes parties prenantes d’examiner et de valider les principaux résultats des travaux », a-t-il indiqué.

Les échanges doivent notamment permettre de finaliser les principes relatifs au coût du service, la structuration tarifaire applicable à la SNEL et aux mini-réseaux, ainsi que certains aspects du code de raccordement au réseau.

Les conclusions de l’atelier devraient ainsi servir de base aux prochaines étapes de la réforme réglementaire du secteur électrique en RDC, alors que l’amélioration de l’accès à l’électricité demeure un enjeu majeur pour le développement du pays.


Mining and Business / Provinces26rdc.com

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