Une brise de contestation souffle sur la République démocratique du Congo. Des acteurs sociopolitiques ont lancé mardi 15 octobre, un vibrant appel à une marche patriotique nationale. Ils ont invité les Congolais à se dresser contre ce qu’ils qualifient de dérive autoritaire et de mal-gouvernance.
Réunis au sein du Cadre de concertation des forces politiques et sociales, ils ont exhorté toutes les sensibilités à unir leurs voix pour dire « NON » à la misère et à la dictature. Cette mobilisation s’inscrit dans une dynamique d’opposition aux multiples maux qui gangrènent le quotidien des citoyens : inflation galopante, chômage endémique, accès limité aux services sociaux de base et violation massive des droits humains.
Le peuple doit se lever
« Le Congo n’appartient à aucune élite ni groupe privilégié. Il est temps que chaque Congolais se lève pour réclamer sa dignité et exiger la justice sociale, » ont-ils martelé. Pour eux, cette manifestation vise également à exprimer un rejet catégorique de la révision constitutionnelle et du projet de troisième mandat qui sont « de manœuvres dangereuses pour la démocratie ». De plus, poursuivent-ils, cette marche pacifique sera une réponse collective face à la montée vertigineuse du coût de la vie. « Il n’y a pas de Congolais d’en haut ni de Congolais d’en bas, » rappellent-ils avant de demander une révision urgente du train de vie des dirigeants et une augmentation des salaires des fonctionnaires, militaires, enseignants et personnels de santé.
Par ailleurs, l’organisation qu’appartiennent les opposants Lubaya et Kikuni a dénoncé les détournements de fonds publics et la corruption, appelant à une gestion transparente et équitable des ressources. « Les richesses de ce pays appartiennent au peuple, et non à quelques privilégiés ».
Un appel à l’action
Les organisateurs annoncent que la date et les itinéraires de la marche seront communiqués très prochainement après consultation avec les forces vives du pays. « Nous devons marcher non seulement pour dénoncer, mais pour exiger un changement réel et durable ».
Ainsi, le Cadre de concertation des forces politiques et sociales réitère son engagement à travailler sans relâche pour défendre, dans le respect de la légalité constitutionnelle et de l’ordre républicain conformément aux dispositions des articles 5, 6, 8, 16, 17, 23, 24, 26, 36 de la Constitution de la République.


Ouragan / Provinces26rdc.com
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