Le débat autour de la révision de la constitution de la République démocratique du Congo (RDC) s’intensifie, alors que plusieurs voix s’élèvent au sein de l’Union sacrée pour défendre la nécessité d’un changement institutionnel. Jean Thierry Monsenepwo, porte-parole de la Convention des Congolais Unis (CCU), et le député national Ngoyi Kasanji ont récemment fait des déclarations marquantes sur le sujet, soulignant à la fois l’urgence d’une réforme et les priorités à respecter pour éviter toute dérive politique.
Jean Thierry Monsenepwo, acteur influent au sein de l’Union sacrée, a insisté sur l’urgence d’adapter la constitution aux « réalités de notre société ». Selon lui, le texte fondamental actuel ne reflète plus les aspirations du peuple congolais :
“Une réforme constitutionnelle offrirait à chacun de nous une voix plus forte pour construire la nation. Nous avons la possibilité ensemble de recueillir les 100.000 signatures nécessaires pour initier ce changement”, a-t-il affirmé.
Cette démarche viserait à mobiliser la société civile autour de ce processus, afin de légitimer l’initiative par une participation citoyenne massive.
De son côté, le député Ngoyi Kasanji a mis en garde contre toute distraction pouvant détourner les efforts de développement du pays. Tout en soutenant la nécessité de réformes institutionnelles, il a souligné l’importance de veiller à ce que les ressources publiques soient utilisées efficacement : “Soyons sérieux et aidons le président Tshilombo à marquer notre population en posant des actes de grande envergure qui honorent la mémoire du combat de son père, le Sphinx de Limete”.
Kasanji a également insisté sur l’urgence d’améliorer les conditions de vie de la population avant d’envisager toute autre initiative politique : “Que le peuple congolais mange à sa faim et dise lui-même : pourquoi irions-nous chercher ailleurs ? Il est le meilleur”.
Un débat à multiples enjeux
Cette controverse autour de la révision constitutionnelle reflète un débat complexe, où se mêlent aspirations à un changement institutionnel et préoccupations sociales. Si l’Union sacrée soutient dans l’ensemble l’idée d’une réforme, plusieurs de ses membres, à l’instar de Kasanji, appellent à une gestion rigoureuse des priorités nationales.
Perfection 243 / Provinces26rdc.com
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