Dans une déclaration, Annie Kanku, secrétaire générale adjointe de ce parti, demande au pouvoir de Kinshasa et aux confessions religieuses (Catholiques, Protestantes) d’inclure la situation judiciaire de leur leader, Roger Lumbala, au cœur des débats.
Le RCD/N souhaite que les parties prenantes à ce forum fassent pression sur les autorités politiques congolaises pour qu’elles mènent des démarches auprès de Paris pour obtenir la libération de leur leader.
Le parti articule sa plaidoirie autour de deux exigences stratégiques :
• Vis-à-vis du Rwanda : Exiger le respect strict de l’intégrité territoriale de la RDC par le retrait de ses troupes.
• Vis-à-vis de la France : Faire respecter la souveraineté judiciaire congolaise en réclamant la libération immédiate et sans condition de Roger Lumbala.
« La RDC ne peut accepter que ses mécanismes judiciaires soient ignorés, marginalisés ou présumés incapables […]. La souveraineté ne s’achète pas : elle se mesure à la capacité d’un État à défendre son territoire et à protéger ses citoyens face à des procédures extraterritoriales contestables », soutient Annie Kanku.
Chronologie des faits.
De l’arrestation à la condamnation par la justice française à Paris • Interpellation à Paris (Décembre 2020) : Roger Lumbala est arrêté en France par l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité (OCLCH). La justice française s’est saisie du dossier sous le principe de la compétence universelle, qui autorise la poursuite d’auteurs de crimes graves commis hors de France dès lors qu’ils se trouvent sur son sol.
• Les accusations : L’ancien député et chef de guerre était poursuivi pour complicité de crimes contre l’humanité (exécutions sommaires, viols, actes de torture, pillages et esclavage). Ces exactions ont été perpétrées entre 2002 et 2003 dans le Nord-Kivu et l’Ituri lors de l’opération
militaire « Effacer le tableau ».
• Le verdict : À l’issue d’un procès devant la Cour d’assises de Paris marqué par le refus de l’accusé de comparaître pour contester la compétence du tribunal, Roger Lumbala a été reconnu coupable de complicité de crimes contre l’humanité et condamné à 30 ans de réclusion criminelle.
TopCongo Fm / Provinces26rdc.com
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