Au cours du débat général, l’essentiel des préoccupations soulevées par les députés a tourné autour de l’inadéquation constatée entre le nombre d’électeurs inscrits et le nombre de sièges attribués à chaque circonscription électorale à travers le territoire national. Beaucoup d’élus ont réclamé la restitution des sièges perdus.
Sans tenir compte des revendications de l’opposition réclamant la requalification du processus électoral, les élus de la majorité ont, au cours de la plénière convoquée mercredi 31 mai, déclaré recevable le projet de loi portant répartition des sièges, alors que les opposants et certaines organisations de la société civile qualifient le fichier électoral de « corrompu et faux ».
Eliezer Ntambwe: » Aujourd’hui quand l’opposition claque la porte elle brandit l’aspect sécuritaire. Ils avaient rejeté cela lorsque nous l’avions proposé. Ils disaient pas question de glissement et les élections doivent être organisées dans le délai et aujourd’hui quand la majorité accepte d’organiser les élections dans le délai, l’opposition revient sur notre proposition.
Il n’y a pas de revendications claires. Vous allez même constater cette même opposition crée l’insécurité dans la capitale. Il y a eu plusieurs manifestations que vous avez constatées et chacun interprète à sa manière.
Donc ici, nous sommes en face d’une opposition qui n’a pas de revendications claires par rapport au projet de société, par rapport à la vie du peuple, mais invite le peuple à compatir à leur malheur ».
À l’opposition, on remet en cause le travail réalisé par la centrale électorale. Refusant de participer aux plénières consacrées à l’examen du projet de loi portant répartition des sièges, les députés de l’opposition ont exigé la mise en place d’une CENI réellement indépendante, d’une Cour constitutionnelle neutre et l’audit fichier électoral par une structure internationale réputée. Pour eux, la CENI dirigée par Denis Kadima prépare la fraude électorale en faveur du président Tshisekedi.
Provinces26rdc.com
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