RDC-En présence de son avocat : François Beya verbalisé par l’Auditorat général des FARDC

En détention depuis le lundi 4 avril dans les après – midi à la prison centrale de Makala, François Beya Kasonga a été verbalisé hier mercredi 6 avril par l’Auditorat général des FARDC. « Free François Beya «, qui annonce la nouvelle, se réjouit de la présence d’un avocat lors de l’audition.

La nouvelle est aussi confirmée par d’autres sources comme Me Georges Kapiamba, qui a été parmi les premiers à avoir fait entendre l’interpellation du désormais ancien Conseiller spécial en matière de sécurité en RDC du Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.

La déclaration de l’homme de l’Association Congolaise pour l’Accès à la Justice (ACAJ) était intervenue presque quelques temps après la conduite de François Beya Kasonga au siège de l’ex Banque congolaise, devenu le QG de l’Agence Nationale de Renseignements (ANR), sous escorte militaire.

La même organisation de soutien à Fantômas, l’autre appellation de François Beya dans le jargon de renseignements où il est blanchi sous le harnais, fait jusque là confiance à la justice pour l’avoir entendu sur Pv en présence de son avocat. Le bagnard avait été conduit à l’ANR pour des activités de nature à déstabiliser le pays.

Si lui a été conduit à Makala, les autres personnes impliquées dans le dossier ont pris la route de la prison militaire de la Ndolo.

« Je n’ai jamais été membre du collectif d’avocats de François Beya » (Me Georges Kapiamba)

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24 heures après le transfert de François Beya à la Prison centrale de Makala, le collectif « Free François Beya » avait tenu un point de presse où il a récusé Me Georges Kapiamba comme avocat conseil de l’ex conseiller spécial du chef de l’État en matière de sécurité.

En réaction, « j’ai toujours agi exclusivement en tant que défenseur des droits de l’homme et président de l’ACAJ, et non comme son avocat conseil. Je ne peux accomplir les deux rôles », a-t-il éclairé ce vendredi 8 avril, lors d’un entretien avec MCP.

En ce qui concerne le temps que monsieur le ”spécial » a passé en garde à vue à l’ANR, « nous disons que cela a systématiquement transgressé les articles 17 et 18 de la Constitution en le maintenant en détention arbitraire durant 60 jours. Comme nous l’avions déjà signalé dans notre lettre, du reste publiée sur les réseaux sociaux, les responsables des services de sécurité doivent s’armer efficacement au vent du changement insufflé par le chef de l’État à travers le respect des droits de l’homme, sans lequel l’État de droit ne serait qu’un slogan politique creux », a dit Me Georges Kapiamba.

Ce défenseur des droits de l’homme a, pour la énieme fois, désapprouvé la longue détention de Beya à l’ANR. Il s’est dit flatté car, le 10 mars dernier, il avait plaidé rigoureusement pour que le détenu soit remis en liberté ou déféré devant l’autorité judiciaire compétente dans l’hypothèse où les faits lui imputés étaient considérés réels et intangibles.

Loin de soutenir l’insoutenable, l’ACAJ dit prendre ses positions de manière indépendante. Et ce, au regard des standards nationaux et internationaux. Car elle respecte aussi les opinions des autres, étant donné que la RDC est en démocratie.

Il faut noter que l’opinion attend impatiemment le procès de François Beya, et d’aucuns crient déjà à plusieurs irrégularités.  L’ACAJ appelle au respect des droits fondementaux des citoyens garantis par la Constitution

« Nous appelons encore une fois tous les responsables des services de sécurité au respect des droits fondementaux des citoyens garantis par la Constitution. Ils devront savoir que la violation de ceux-ci pourrait les exposer un jour à des poursuites judiciaires au niveau national ou international. Et qu’avant cela, ils pourraient faire l’objet de sanctions ciblées à l’instar de certaines personnalités du régime passé qui n’avaient jamais daigné nous écouter à ce propos. Ils doivent alors opérer le choix et le meilleur », a conclu Me Kapiamba.


La Tempete des Tropiques / Provinces26rdc.net

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