Au moins trente-huit (38) jeunes viennent d’être mis aux arrêts par les services de sécurité de la Réserve de Faune à Okapis (RFO) dans le territoire de Mambasa, à au moins cent soixante (160) kilomètres, au sud de Bunia, dans la province de l’Ituri.
D’après un officier de cette aire protégée, le premier groupe composé de seize (16) jeunes avaient été arrêtés jeudi 24 février 2022. Ils ont été transférés ce dimanche 27 février 2022 à l’auditorat militaire de Mambasa. Selon la même source, vingt-deux (22) autres jeunes ont été arrêtés ce dimanche 27 février 2022 et sont gardés pour le moment au cachot de la RFO en attendant leur transfert à Mambasa.
À en croire la même source, ces jeunes ont été appréhendés dans une carrière minière clandestine et illicite en pleine réserve. Cette carrière minière se situerait dans les environs de la localité de Bandisende, apprend-on. L’arrestation de ces jeunes, dont certains auraient échoué au récent test de recrutement des éco-gardes, a été à la base d’un « mouvement d’humeur » dans la mâtiné de ce dimanche 27 février 2022, dans la localité de Bandisende.
Les personnes arrêtées jouissent de la présomption d’innocence. Ces personnes risquent de lourdes peines et amandes. La loi N• 14/003 du 11 février 2014 dispose, en son article 74 : » Est punie d’une amende de cent millions à un milliard de francs congolais toute personne qui, dans une aire protégée, exerce une activité de prospection ou d’exploitation forestière, minière, des hydrocarbures ou des carrières ».
Ituri : plus de 500 otages libérés par les FARDC depuis l’entrée en vigueur de l’état de siège

Les Forces Armées de la RDC annoncent avoir libéré plus de 500 otages des mains de différents groupes rebelles à travers la province de l’Ituri.
Ceci depuis l’entrée en vigueur du régime militaire dit de l’état de siège.
Le dernier cas en date, est celui de 8 civils pris en otage par des rebelles ougandais de l’ADF dans la région limitrophe de Luna au sud du territoire d’Irumu.
Ces ex otages dont deux femmes et un enfant ont été libérés à Luna Samboko.
« Ces compatriotes sont dans leurs familles respectives. Hormis ces otages, il faut rappeler que, depuis l’entrée en vigueur de l’état de siège jusqu’à nos jours, nous avons libéré plus de 500 otages dans le front nord comme dans le front sud » indique le Lieutenant Jules Ngongo, porte-parole des opérations militaires dans cette province.
Il insiste sur la collaboration civilo-militaire, un des astuces pour mettre fin à l’existence des groupes armés.
Ituri : les groupes armés tentent d’installer une administration parallèle malgré l’état de siège

C’est l’une des préoccupations soulevées par le ministre de la Défense nationale lors de la dernière réunion du conseil des ministres présidée ce vendredi 25 février 2022 par le chef de l’État.
Des groupes armés actifs dans cette province sont accusés de chercher à installer une administration parallèle en érigeant des barrières sur les artères d’intérêt économique pour percevoir illégalement des taxes et autres redevances.
Une situation qui persiste en Ituri en dépit de l’état de siège mis en place pour mettre fin au phénomène groupes armés.
« La tendance est à l’installation d’une administration parallèle caractérisée par la perception des taxes et autres redevances de la part des groupes armés actifs dans la province de l’Ituri » peut-on lire dans le compte-rendu de cette rencontre que buniaactualite.com a consulté.
L’Ituri connaît une insécurité grandissante suite à l’activisme accrue des groupes de milices locales et étrangères, notamment CODECO, Zaïre, FPIC, FRPI et les rebelles ougandais de l’ADF.
Le ministre de la Défense Gilbert Kabanda a par ailleurs réitéré le ferme engagement du gouvernement congolais pour la restauration de l’autorité de l’État dans cette partie du pays.
Actu7 / Provinces26rdc.net
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