RDC-Ituri : Deux personnes tuées par les rebelles à Djugu

Les miliciens de la Coopérative pour le Développement du Congo (CODECO) ont signé, dans la nuit de mercredi à jeudi dernier, une attaque au village Loromi, dans la chefferie des Bahema Banywagi en territoire de Djugu (Ituri).

Le député provincial Mugisa Byarufu, qui confirme l’information, avance un bilan de deux (2) personnes dont un homme et sa femme sauvagement tuées et une autre grièvement blessée par ces assaillants venus du groupement Penyi dans le secteur de Walendu Tatsi.

Il dénonce cependant la non intervention des militaires FARDC (Forces Armées de la République Démocratique du Congo) pour tenter de limiter les dégâts et empêcher cette attaque.

Plusieurs sources concordantes précisent que cette situation a occasionné un déplacement massif de la population de cette contrée, qui s’est dirigé vers Tchomia au littoral du lac Albert.

Pourtant, la milice CODECO est signataire de l’acte d’engagement de cessation des hostilités depuis 2022. En dépit de cela, elle continue à tuer les civils, incendier des maisons et commettre plusieurs autres dégâts matériels. Les forces vives souhaitent sa frappe par l’armée régulière.

Ituri : des centres d’enrôlement remplis des requérants après la clôture officielle des opérations (Reportage)

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La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) a clôturé les opérations d’identification et d’enrôlement des électeurs dans l’aire opérationnelle 3, après les 10 jours supplémentaires.

A deux jours seulement de la fin de ces opérations, plusieurs centres d’identification et d’enrôlement sont inondés des requérants dans la province de l’Ituri.

Au centre de Komanda situé dans le territoire d’Irumu à environ 75 km du Bunia, chef-lieu de la province, des personnes munies des jetons sont vraiment visibles devant les portes des centres pour se procurer des cartes d’électeurs.

De Mwangaza, passant par Amani jusqu’à Bavonkutu, ils sont majoritairement des jeunes filles, garçons et surtout pygmées. Ces derniers disent avoir passé des jours sur place sans avoir leurs cartes et reprochent aux agents de la Ceni la partialité et le monnayage pendant cette période, tel que témoigne cette femme pygmée.

« Je suis ici depuis plusieurs jours, et nous sommes arrivés ici à cause de la guerre. J’ai laissé le centre proche de mon village et je suis ici à Komanda, je n’ai rien comme argent pour avoir la carte. Les agents sont tellement partiaux et surtout pour nous les pygmées », s’indigne-t-elle.

De leur côté, les agents de la Ceni attribuent cette situation aux pannes récurrentes des machines durant les jours leurs accordés et à la pléthore dans le centre de Komanda qui a accueilli une vague des déplacés après l’insécurité qui sévit dans les environs de cette agglomération. Néanmoins, ils rejettent les accusations de monnayage.

”Dire que le monnayage existe, non, sauf, il y avait insuffisance des machines et d’autres en panne », a dit un agent de la Ceni.

Dans une zone en proie à l’insécurité, des structures citoyennes et acteurs politiques ont plusieurs fois demandé la prolongation d’au moins 30 jours des opérations de la révision du fichier électoral, car plusieurs villages n’avaient pas de centres.

Pour mémoire, c’est depuis le 16 février dernier que les opérations d’enrôlement et d’identification des électeurs ont été officiellement lancées dans l’AO3 composée des provinces de l’Ituri, Nord-Kivu, Sud-kivu, Maniema, Tshopo, Haut-Uele, Bas-Uele ainsi que le Canada et les Etats-Unis d’Amérique

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Actu 7 / Provinces26rdc.com

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