L’ONG de défense des droits de l’homme, qui regrette que cet élu de la Lukunga à Kinshasa continue à être gardé en prison malgré l’arrêt de la Cour constitutionnelle jugeant inconstitutionnelles sa levée d’immunités puis sa détention, appelle à sa libération immédiate et sans condition ainsi qu’à des mesures disciplinaires contre les deux hauts magistrats à la base de cette situation.
La Fondation Bill-Clinton pour la paix (FBCP) accuse le procureur général près la Cour d’appel de la Gombe et le premier président de cette même cour de pratiquer la politique de deux poids deux mesures. Condamnant ce qu’elle qualifie de détention illégale du député provincial Mike Mukebayi, cette ONG de défense des droits de l’homme dit ne pas comprendre l’acharnement de ces hauts magistrats congolais sur cet élu « qui ne peut rien apporter au Trésor public » alors qu’il y a des dossiers sur les prétendus détournements des quinze millions et deux cents millions de dollars américains dont les Congolais attendraient de ces deux magistrats d’agir efficacement pour arrêter les auteurs.
Citant un haut magistrat qui a beaucoup d’expériences en matière pénale congolaise, la FBCP a appris qu’il y a deux dossiers concernant l’ancien journaliste Mike Mukebayi. Il s’agit, à en croire cette association, de celui l’opposant au sieur Muananteba et celui l’opposant au ministre des Affaires foncières Molendo Sakombi dont la Cour aurait déclaré que les poursuites engagées contre le prévenu Mike Mukebayi étaient irrégulières. Dans le dossier Molendo Sakombi, affirme l’association, la Cour a déclaré que les poursuites engagées contre le prévenu Mike Mukebayi sont irrégulières, c’est-à-dire toute autre plainte à la suite de la décision de bureau de l’Assemblée provinciale du pasteur Godé Mpoyi, même la plainte de Muananteba sous RP.762 dont le dossier était à la Cour de cassation.
Pour ce magistrat cité par la FBCP, il fallait libérer d’abord le détenu Mukebayi car cet arrêt de la Cour était d’application immédiate. A l’en croire, pour le dernier dossier de Muananteba, la Cour devrait juste prendre acte de l’arrêt dans le dossier Molendo Sakombi sous RP.763. « C’était clair. Mais dommage qu’il soit encore maintenu en prison par leur volonté », a regretté cette association, qui dit attendre du Conseil supérieur de la magistrature de prendre des mesures disciplinaires contre les deux hauts magistrats qui ne respectent pas l’arrêt de la Cour constitutionnelle, l’organe du dernier ressort. La FBCP exige également la libération sans condition de Mike Mukebayi.
une plainte contre la RDC déposée au bureau des droits de l’homme de l’ONU
Dans sa lettre signée le 9 mars parvenue ce jour à Media Congo Press (MCP), l’avocat de l’élu de Kinshasa assigne le pays en justice pour violation des droits reconnus dans le pacte international relatif aux droits civils et politiques dont doit jouir son client. Maître Mbaki Ndombele, avocat du député provincial Mike Mukebayi, a, au nom de son client, porté plainte auprès du bureau des droits de l’homme de l’ONU contre la République démocratique.
Il faut noter que malgré l’arrêt rendu par la cour constitutionnelle le 7 février dernier réhabilitant l’élu de la commune de Lingwala, Mike Mukebayi est toujours en détention au centre pénitentiaire et de rééducation de Kinshasa (CPRK).
Ce dernier a même été acquitté par la cour d’appel de la Gombe qui le poursuivait dans l’affaire l’opposant à l’assemblée provinciale de Kinshasa. Malgré cela, Mukebayi est resté en détention au CPRK.
C’est depuis septembre 2019 que le député Mike Mukebayi est en détention au centre pénitentiaire et de rééducation de Kinshasa. Plusieurs voix s’élèvent afin de réclamer la libération de l’élu de la circonscription de Lingwala.
Laisser un commentaire