RDC/Kwilu : le gouverneur de province s’engage à travailler pour ‘’le Peuple d’abord’’

Villy Itshundala Assang, gouverneur de la province du Kwilu élu le 30 avril 2019 s’engage, sans vergogne, à travailler, tout au long de son mandat, pour le ‘’peuple d’abord’’. L’Homme, selon lui, devra être au centre des actions.

Itsundala s’est ainsi exprimé vendredi16 août 2019 dans l’après-midi à la tribune du camp Nsinga dans la commune de Lukolela quelques temps après son arrivée dans cette ville de quatre communes et de plus d’un million d’habitants.

Il était accompagné d’une forte délégation composée du vice-gouverneur, de quelques députés et ministres provinciaux, du procureur général du Kwilu etc.

«Cette fois-ci, c’est la population qui est la priorité du gouvernement. ‘’Le peuple d’abord’’. C’est le premier pilier. Cette fois-ci nous voulons réaliser ce que la population veut. L’Homme avant tout, le reste après», a-t-il déclaré sur un ton ferme.

Selon lui, le gouvernement provincial actuel a quatre piliers : «Le premier est celui que je viens d’évoquer. Le deuxième c’est la ‘’Bonne gouvernance’’, le troisième la ‘’Croissance économique’’, enfin la ‘’Société solidaire’’».

Itshundala a aussi indiqué qu’après chaque période de trois mois, les députés provinciaux devront contrôler les actions du gouvernement. Kinshasa également viendra contrôler.

«Des premiers rapports concernant cette ville et la province ont déjà été envoyés à la hiérarchie et des réponses sont en train de venir petit à petit. Nous voulons des actions et non des discours», a-t-il affirmé.

Il a ajouté qu’il connait parfaitement bien les problèmes de Kikwit : les ravins, le manque d’eau et d’électricité, le problème des routes… «Des solutions viendront. S’il s’agit d’en trouver sur le champs, nous le ferons»

«Si nous sommes venus ici c’est d’abord pour vous remercier pour avoir élu des députés provinciaux qui, à leur tour m’ont élu gouverneur. Etant donné que j’ai votre dette et qu’on m’avait confié la charge de diriger la province du Kwilu, j’ai d’abord voulu que vous puissiez me voir, que je puisse écouter toutes les couches sociales via des audiences. Il s’agit des partis politiques, des groupes de jeunes, des confessions religieuses, des syndicalistes, des associations de développement etc.», a-t-il précisé.
Le gouverneur du Kwilu a saisi cette occasion pour attirer l’attention des maires et bourgmestres concernant les fonds de la rétrocession qu’ils reçoivent. «Il faut des actions concrètes. Celui qui va détourner subira la rigueur de la loi», a-t-il martelé.

les travaux des pylônes et câbles pour le transport du courant du barrage de Kakobola prendront 12 mois, selon Fulgence Mutombo

Kikwit, Kwilu-

C’est depuis plusieurs années que les populations de la ville de Kikwit, du territoire d’Idiofa et de Gungu attendent impatiemment le courant du barrage hydroélectrique de Kakobola construit par ‘’Angélique internationale’’, une entreprise indienne.

Les travaux de ce barrage ont été réalisés à Gungu, à plus de 100 kilomètres de Kikwit dans le sud-ouest de la République démocratique du Congo (RDC) depuis plus de deux ans.

Plusieurs politiciens du pays avaient, lors des campagnes électorales en 2006 et en 2011, promis la distribution de ce courant dans peu de temps, mais jusqu’à ce jour le courant de cette centrale n’est jamais arrivé aux différents centres de consommation à savoir Kikwit, Idiofa et Gungu.

«Le contrat pour réaliser tous les travaux des pylônes et des câbles est déjà signé par toutes les parties prenantes au projet. Les travaux comme tels prendront 12 mois. Kikwit, Idiofa et Gungu verront les premiers signes du courant en août 2020. Dans les 12 mois, il y a déjà des travaux qui sont déjà réalisés», vient de déclarer, sur les antennes de la Radio Tomisa, Fulgence Mutombo, chef du projet Kakobola.

Selon lui, une équipe de spécialistes constitués de quelques Indiens est déjà arrivée pour réaliser ces travaux.

«Ces Indiens sont basés à Kikwit. Ils ont déjà commencé à étudier les différents endroits où les pylônes vont être fixés et créer un corridor par où les câbles vont passer. Ils commencent d’abord par analyser la terre aux différents endroits afin de déterminer les types des fondations à faire avant de fixer les pylônes», a-t-il déclaré.

Il a ajouté que d’ores et déjà le laboratoire géotechnique est placé à Kikwit dans la concession de l’Office des routes à Kikwit 3.

les paysans demandent au nouveau gouvernement de mettre l’agriculture au centre des priorités pour le développement du pays

Les paysans de la province du Kwilu dans le sud-ouest de la République démocratique du Congo (RDC) montent au créneau. Ils invitent les acteurs du nouveau gouvernement à tout faire pour que l’agriculture, qui est quasiment la principale activité de plus de 70 pourcent de la population, ait une place de choix dans le développement du pays.

«Notre pays a plus de 80 pour cent des terres arables. Si l’agriculture est sérieusement considérée et valorisée plusieurs milliers de tonnes de produits seront exportés, des devises entreront au pays, l’économie deviendra forteet le développement sera assuré», déclare Claude Ugadumenga, un des leaders paysans du secteur Kipuka dans les faubourgs de Kikwit.

Pour lui, rien ne peut, en réalité, freiner le développement de la RDC car il y a plusieurs richesses.

Quant à elle, Irène Kapaya, jeune paysanne de 25 ans, estime que les activités agricoles peuvent diminuer le chômage : «Que le nouveau gouvernement consacre un budget conséquent, c’est-à-dire plus de 30 pour cent du budget national, pour l’agriculture. Qu’il y ait des appuis financiers et matériels à l’endroit des ONG qui évoluent dans le secteur agricole. Etant donné qu’il y a plusieurs chômeurs dans le pays, les activités agricoles qui reçoivent des financements vont certainement créer des emplois et les jeunes vont se retrouver».

Kapaya, mine inquiète, affirme que les emplois créés vont également diminuer le banditisme et le vol pratiqués par plusieurs jeunes.

De son côté, maman Sophie Agulungwe, femme paysanne, évoque la problématique des crédits agricoles : «Depuis des années les paysans de la RDC dans leurs majorités n’accèdent pas aux crédits afférents à cette matière alors que la loi agricole en vigueur au pays prévoit un ‘’Fonds national de développement agricole’’. Il est donc impérieux que les acteurs du nouveau gouvernement rendent ce fonds disponible».

Un autre leader paysan, Joachim Ntobere, évoluant dans le territoire de Bagata, estime que l’arrivée du nouveau gouvernement est une occasion pour faire changer le pays, y compris la filière agricole.

«Etant donné que le nouveau gouvernement prône le changement, c’est une très bonne occasion pour développer le pays. C’est pourquoi j’invite le président de la République, le premier ministre et le reste du gouvernement à valoriser notre agriculture. Que ce gouvernement ne suive pas des injonctions des ennemis du Congo».

«Pour arriver à valoriser cette filière agricole, notre nouveau gouvernement se doit de financer des ONG selon les filières et qu’on puisse rendre disponibles les semences résilientes parce que ces derniers temps l’agriculture fait face aux réalités de changement climatique», indique Espérance Songi, secrétaire exécutive de la Faitière des organisations paysannes du Kwilu, Kwango et Maï-Ndombe, une plate-forme de plus de 200 unions paysannes de l’ex Bandundu.

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