Le ministre d’Etat, ministre de la Communication et medias, a encouragé les professionnels des medias congolais d’exercer un journalisme sans crainte ni « sensationnalisme », dans son discours à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse célébrée le 3 mai de chaque année.
Pour le ministre Jolino Makelele, qui est également porte-parole du gouvernement, le mobile de cette journée vise à rappeler à tous les acteurs, la nécessité d’avoir une presse indépendante, pluraliste, libre afin de garantir et préserver la démocratie.
Il a évoqué le fondement du thème de cette année 2020 à savoir « Un journalisme sans crainte ni complaisance », soutenant que ce dernier fait appel à quelques vertus attendues du journaliste notamment le courage, la responsabilité et la crédibilité qui se justifient pleinement, surtout dans le contexte particulier de COVID-19, dans lequel le monde célèbre ladite journée.
Ce thème implique aussi d’une part, la volonté du gouvernement de sécuriser les journalistes dans l’exercice de leur profession, et d’autre part appelle à la responsabilité citoyenne de chacun dans l’accomplissement de ses taches.
Ainsi, il a réitéré à l’intention des journalistes congolais, son invitation à plus de responsabilité et à une remise en question aussi bien de certaines de leurs pratiques.
C’est ce qui justifie, selon lui, la raison de sa démarche consistant à promouvoir un dialogue permanent et un travail pédagogique à l’intention des opérateurs des médias afin qu’ils s’imprègnent davantage des dispositions légales et des principes éthiques et déontologiques de leur profession.
Une liberté de la presse conforme à la vision de l’Etat de droit
« Grâce à l’impulsion du Président de la République et la matérialisation de sa vision de l’Etat de droit, tout journaliste peut exercer sans entrave la liberté de la presse », a renchéri le ministre, soulignant que celui-ci devrait, en dépit de cette liberté, exercer son métier dans le respect de loi, de l’ordre public, des droits d’autrui et de bonnes mœurs.
« La presse en tant que canal de l’expression libre des idées et des opinions, ne devrait pas être considérée comme un espace de non droit où il est permis de porter atteinte à la vie privée, à l’honneur, à la présomption d’innocence et la sacralité des instituions du pays »,a-t-il dit.
Pour lui, la presse congolaise doit éviter sans cesse « le sensationnalisme » qui conduit souvent à la légèreté, à l’expression des contre-vérités, qui est par la suite, difficile de renier ».
« Le Président de la République, dans sa vision de rendre effectif l’Etat de droit en RDC, tient au respect et à la promotion d’une presse sérieuse et responsable qui correspond à la vision de la grandeur et de la dignité de la RDC », a expliqué le ministre Makelele.
Faire de la presse un véritable quatrième pouvoir
Le peuple congolais assiste depuis l’entrée en fonction du Président de la République Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, à une « véritable décrispation dans les relations entre le pouvoir public et les journalistes dans l’exercice de la liberté de la presse en RDC.
Car la vision du Chef de l’Etat, est de « vouloir faire de la presse un véritable quatrième pouvoir », a déclare le ministre Makelele, ajoutant que cet engagement est entrain de se concrétiser sous sa houlette.
Il a fait savoir qu’après 27 ans de commémoration de la journée mondiale de la liberté de la presse, il est grand temps que la culture de la paix, de la tolérance, du respect de la dignité humaine, de l’excellence, de l’amour du travail, du patriotisme, de l’altruisme soit véhiculée au travers les medias congolais.
ACP/provinces26rdc.net
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