Le gouvernement entend accélérer l’intégration des agents publics de l’État non encore mécanisés dans le circuit de la paie. Cette volonté, qui s’inscrit dans le cadre des instructions du président de la République, Félix Tshisekedi, a été réaffirmée lors d’une séance de travail tenue jeudi 18 juin 2026 au Centre financier de Kinshasa entre le vice-Premier ministre, ministre du Budget, Adolphe Muzito, et son homologue de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau.
Cette rencontre s’est déroulée sous la supervision de la Première ministre, Judith Suminwa, dans le cadre de la mise en œuvre des orientations présidentielles formulées lors de la 90ᵉ réunion ordinaire du Conseil des ministres. L’objectif est de trouver des solutions concrètes pour assurer la prise en charge des agents de l’État qui ne bénéficient pas encore d’une rémunération régulière.
À l’issue des échanges, Jean-Pierre Lihau a souligné la nécessité d’une collaboration étroite entre les ministères de la Fonction publique, du Budget et des Finances pour mener à bien cette réforme.
« Nous avons examiné la question de la mécanisation des agents publics de l’État qui ne bénéficient pas encore d’une rémunération. La Fonction publique ne peut agir efficacement sans l’appui du Budget et des Finances », a-t-il déclaré.
Le ministre a annoncé la tenue prochaine d’une réunion tripartite réunissant les trois secteurs concernés afin de finaliser les propositions devant permettre au gouvernement de concrétiser les instructions du chef de l’État.
Selon Jean-Pierre Lihau, l’intégration progressive de ces agents dans le système de paie devrait débuter dès le troisième trimestre de l’année. Il a précisé que cet exercice est déjà réalisé périodiquement, mais qu’il sera désormais intensifié afin d’accélérer l’inclusion salariale des agents concernés.
Par ailleurs, le vice-Premier ministre du Budget a également reçu, le même jour, une délégation de l’intersyndicale de l’administration du Budget conduite par son président, Frédéric Djawowolo. Les discussions ont porté sur plusieurs préoccupations des agents, notamment les conditions de travail et l’insuffisance des infrastructures administratives.
Selon le représentant syndical, plusieurs difficultés persistantes ont été soulevées, notamment l’absence de moyens de transport pour les agents ainsi que le manque d’espaces de travail adaptés. Certains services, dont la Direction des enquêtes budgétaires, continuent notamment d’exercer leurs activités dans des conteneurs.
Frédéric Djawowolo s’est toutefois réjoui de l’attention accordée à ces revendications par le ministre du Budget, saluant les pistes de solutions proposées et la poursuite du dialogue avec son cabinet.
Au-delà de ces questions sociales, plusieurs autres dossiers relatifs au fonctionnement de l’administration du Budget ont été examinés. Adolphe Muzito a réaffirmé son engagement à assurer un suivi rigoureux des préoccupations exprimées par les agents et à maintenir un dialogue permanent avec les partenaires sociaux, dans le souci de préserver la paix sociale au sein de son administration.
Cette dynamique traduit la volonté du gouvernement de renforcer la gouvernance administrative et d’améliorer progressivement les conditions de travail et de rémunération des agents publics, conformément aux engagements pris par les autorités du pays.
Opinion Info / Provinces26rdc.com
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