Des directives ont été données par le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, au vice-Premier ministre de l’Intérieur, pour restaurer l’autorité de l’État dans les différentes frontières du pays, d’après le Compte-rendu du 52ème Conseil des ministres, lu vendredi 18à la télévision nationale.
« Face à cette situation, le président de la République a appelé à une évaluation et à une actualisation rigoureuse, exhaustives et sans complaisance de l’exécution de l’ordre opérationnel. Car il est impératif que tous les services non-indispensables ou dans la présence, n’aient pas strictement encadrés par les textes légaux ou réglementaires, soient retirés sans délais et sans aucune forme de procès. La restauration de l’autorité de l’État passe par la fin de comportement négatif et la tenue d’un mode opérationnel crédible à nos frontières », a déclaré Patrick Muyaya, porte-parole du Gouvernement.
Le Président Tshisekedi a fustigé la résurgence des tracasseries et dérives aux différents postes frontaliers du pays, auxquelles font couramment face de nombreux opérateurs économiques et des passagers, constituant ainsi un recul par rapport aux réformes déjà opérées.
« Le président de la République suis, avec vigilance particulière, la situation dans nos frontières, d’où lui parviennent des plaintes des acteurs économiques et différents voyageurs. Ces derniers dénoncent des tracasseries multiformes exercées en dehors de tout cadre légal et qui entravent la fluidité des échanges ainsi que l’exercice normal des activités commerciales (..). La résurgence de toute dérive que rien ne saurait justifier compromet sérieusement les efforts de réforme engagés par le gouvernement et nuit à l’image même de nos institutions », a-t-il ajouté.
Cette réforme a renchéri Patrick Muyaya, également ministre de la Communication et médias, visait à rationaliser la présence des services publics au point d’entrée et de sortie du territoire, à simplifier les procédures liées au commerce extérieur et à assainir les climats des affaires dans une logique de gouvernance efficace et de respect de l’autorité de l’État.
Un délai de 15 jours pour dresser la situation
A cet effet, Félix Tshisekedi a instruit formellement les vices-Premiers ministres de l’Intérieur, de la Défense et des Transports, ainsi que les ministres de la Santé, du Commerce extérieur, y compris, l’Administrateur général de l’Agence nationale de renseignement (ANR), le Directeur général de la Direction générale de migration (DGM), et les autres services spécialisés, de précéder à un audit ciblé et documenter les services opérant actuellement aux frontières.
Il leur a été aussi demandé de s’assurer que seuls les services indispensables et dûment mandatés poursuivent leurs activités dans un cadre coordonné, transparent et efficace. Et à l’inverse d’écarter sans ménagement tout agent ou structure « déséquilibré ».
« Le président de la République a insisté pour que toutes mesures à adopter dans ce cadre tiennent absolument compte des impératifs de sûreté de l’État en parfaite adéquation avec le contexte sécuritaire particulièrement sensible que traverse actuellement notre pays », a précisé Patrick Muyaya.
Un délai de 15 jours a été accordé au vice-Premier ministre de l’Intérieur, de dresser la situation de l’ordre opérationnel dans les frontières avec des recommandations pour une réorganisation durable du dispositif de contrôle frontalier.
ACP / Provinces26rdc.com
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