La classe politique, les acteurs de la société civile dans leur diversité n’émettent pas sur la même longueur d’onde concernant les réformes électorales.
Deux tendances se dessinent, d’une part ceux qui défendent l’idée de procéder au préalable à la désignation de nouveaux animateurs et d’autre part, ceux qui exigent avant toute chose les reformes électorales.
Le député Christophe Lutundula s’inscrit dans la logique de procéder d’abord aux réformes pour démarrer du bon pied et renforcer ainsi l’indépendance et la crédibilité de la centrale électorale aussi bien sur le plan national qu’international. Il soutient qu’avant la désignation de nouveaux animateurs, il faut d’abord nettoyer et préparer la maison. Procéder autrement, c’est mettre la charrue avant le bœuf. Il déplore le fait que sa proposition de loi portant reformes électorales introduite au bureau il y a 10 mois n’a jamais été examinée. A l’en croire en deux semaines, on peut examiner et adopter cette proposition à la chambre basse.
Dieudonné Mutshengarume, expert des questions électorales n’est de cet avis. Selon lui, commencer par les reformes, c’est faire le lit du glissement des élections. Car, le débat sur les reformes pourront prendre plus de temps que le timing proposé par Lutundula, ce qui aura comme conséquence de consacrer le glissement. Il soutient que les reformes ne sont pas suspensives de la désignation des animateurs de la Ceni. Une fois désignés, les nouveaux dirigeants de la Ceni seront de conseillers à l’Assemblée nationale pour démarrer les reformes.
24hnewsrdc/Provinces26rdc.net
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