Réagissant à la rencontre à Goma entre les médiateurs de l’Union africaine et les rebelles de l’AFC-M23, le porte-parole du gouvernement congolais, Patrick Muyaya, a insisté sur la nécessité de parvenir à la paix tout en appelant à des sanctions contre le président rwandais Paul Kagame.
Dans une publication sur son compte X ce mardi 6 octobre 2026, il a placé ces deux exigences au cœur de la position de Kinshasa face au processus de médiation.
« Notre objectif principal dans les processus de Washington et de Doha est de libérer nos populations de la gouvernance par crimes et répondre aux urgences humanitaires qu’elles connaissent et le plus important pour nous c’est la paix », a déclaré Patrick Muyaya.
Le ministre a également appelé les institutions internationales, notamment l’Organisation des Nations unies, à renforcer leur pression sur Kigali.
« Pour la crédibilité et le prestige des institutions internationales notamment l’ONU, il faut prendre des sanctions plus robustes qui contraignent le Président Kagame, ses troupes et ses fils de quitter la RDC », a-t-il affirmé.
Cette réaction intervient alors que les médiateurs de l’Union africaine ont rencontré, lundi 5 octobre à Goma, des représentants de l’AFC-M23, dans le cadre des efforts visant à faire avancer les discussions sur la crise sécuritaire dans l’Est de la RDC.
Pour Kinshasa, à en croire les propos de Patrick Muyaya, la recherche d’un règlement pacifique reste liée à une pression internationale accrue sur les acteurs que le gouvernement congolais accuse d’être impliqués dans le conflit.
Ya biso News / Provinces26rdc.com
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