Taïwan a donné, lundi 22 juin, le coup d’envoi de cinq jours d’exercices militaires. L’île, que Pékin souhaite récupérer – par la force si nécessaire –, cherche à se préparer à un risque d’invasion à grande échelle, alors que les incursions maritimes et aériennes chinoises autour de son territoire sont devenues quasi quotidiennes.
Les manœuvres d’intimidation chinoises sont désormais une habitude pour Taïwan. Les autorités, elles, ont décidé d’organiser des exercices militaires pour une durée de cinq jours. L’objectif est de préparer l’armée taiwanaise à un scénario précis : celui de manœuvres chinoises qui se transformeraient en invasion à grande échelle.
Le ministère taïwanais de la Défense a annoncé, dimanche 21 juin, le lancement pour le lendemain et pour une durée de cinq jours de ces « exercices de préparation au combat immédiat », présentés comme une répétition générale face à une éventuelle attaque de la Chine.
Lundi, les chaînes de télévision de l’île diffusaient des images de chars circulant à Taoyuan, une ville située à proximité immédiate de la capitale Taipei et où se trouve le principal aéroport du territoire. L’objectif est de créer une simulation la plus réaliste possible afin de tester les capacités de réaction de l’armée taïwanaise.
La crainte d’une escalade
Depuis plusieurs années, Pékin pratique ce que Taïwan qualifie de « stratégie de la zone grise », un harcèlement quotidien qui flirte avec la ligne rouge sans jamais la franchir. Dernier exemple : l’envoi, dans la nuit du 21 au 22 juin, de 23 avions chinois et de sept navires à proximité de l’île.
À Taipei, la principale inquiétude est de voir ces exercices ou ces manœuvres se transformer en véritable opération militaire et prendre de court les forces armées taïwanaises. Les dépenses de défense de Taïwan ont fortement augmenté ces dernières années. L’armée reste toutefois dépendante des importations américaines.
Donald Trump n’a toujours pas validé la livraison d’armes d’une valeur de 14 milliards de dollars à Taïwan. Le président américain est soucieux de préserver ses relations avec Xi Jinping, attendu aux États-Unis en septembre pour un sommet historique.
RFI / Provinces26rdc.com
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