RDC : la CENCO condamne les manifestations anti-MONUSCO

« La CENCO condamne fermement toute violence qui a prévalu durant les manifestations de Goma et Butembo, d’où qu’elle vienne », a affirmé la Conférence épiscopale nationale du Congo dans un communiqué signé mercredi 27 juillet à Accra au Ghana par son président, Mgr Marcel Utembi. Il réagissait ainsi aux violentes manifestations organisées ces deux derniers jours au Nord-Kivu contre la présence de la Mission de l’ONU pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO).   

Recourir à la violence ou aux pillages, selon la CENCO, « constitue un acte qui ne peut qu’amplifier et pérenniser le mal ainsi que la souffrance des populations. »

Elle appelle par ailleurs l’Etat congolais et la MONUSCO à diligenter une enquête conjointe afin que les conditions dans lesquelles scènes de violence et des pillages se sont exercées soient mises en lumière et que leurs auteurs soient traduits en justice.

La CENCO recommande aussi aux hommes politiques et aux leaders sociaux de s’abstenir de tout discours susceptique d’entrainer la haine et la violence.

Le bilan de deux jours de manifestations contre la présence de la mission de l’ONU en RDC s’élève à quinze morts : trois casques bleus et douze civils. Les enquêtes ont commencé pour savoir d’où est venu le tueur, a indiqué mardi Patrick Muyaya, le porte-parole du Gouvernement, lors d’une conférence de presse animée conjointement avec le représentant spécial adjoint en charge des opérations, Khassim Diagne.

CENCO :  » Le gouvernement et la Monusco ont montré leurs limites dans leur mission de sécuriser les populations « 

Dans un communiqué rendu public ce mercredi 27 juillet 2022, la conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), dit suivre avec attention, regrets et tristesses l’évolution des manifestations organisées contre la mission de l’organisation des Nations-Unies pour la stabilisation de la RDC(Monusco) à Goma et à Butembo.

D’après certaines informations, indique ce communiqué, ces manifestations sont susceptibles de s’étendre dans d’autres villes du pays.

La CENCO dit avoir compris la colère qui anime les compatriotes à manifester pour exiger le départ de la MONUSCO.  » Le gouvernement de la République démocratique du Congo et la Monusco ont montré leurs limites dans leur mission de sécuriser les populations exposées aux attaques des groupes armés en RDC.

Après deux décennies, les gouvernements qui se sont succédé et les différentes résolutions des Nations-Unies n’ont pas réussi à neutraliser les groupes armés nationaux et internationaux.  Ces derniers continuent,  en toute impunité,  à semer la désolation auprès des populations civiles de l’Est du pays »,indique le communiqué

En ce qui concerne le droit à la manifestation,  la CENCO estime que manifester est un droit reconnu à tout citoyen par les instruments internationaux et la Constitution de la RDC. En revanche,  indique-t-elle, recourir à la violence ou aux pillages constitue un acte qui ne peut qu’amplifier et pérenniser le mal ainsi que la souffrance des populations.

Pour ce faire, la CENCO condamne fermement toute la violence qui a prévalu durant les manifestations de Goma et Butembo. Elle encourage l’Etat Congolais et la Monusco à diligenter une enquête conjointe afin que les conditions dans lesquelles les scènes de violence et des pillages ont eu lieu soient mises en lumière et que les auteurs soient traduits en justice.
En outre, la CENCO recommande aux hommes politiques et aux leaders communautaires de s’abstenir de tout discours susceptible d’entraîner la haine et la violence,  surtout pendant cette période préélectorale.

 

 

Radio Okapi/Provinces26rdc.net

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