Le syndicat national des écoles conventionnées catholiques avec la synergie des enseignants de la RDC proposent la tenue d’un atelier de haut niveau sur la première expérience de la gratuité de l’enseignement. Pour Jean- Bosco Puna, ce cadre de concertation permettra d‘évaluer la première année de ce qu’a été la gratuité de l’enseignement dans tout le territoire national. Cette proposition a été présentée par cette corporation des enseignants aux Consultations Présidentielles de ce mardi 03 novembre 2020.
Lors de ce tête-à-tête avec le Président de la République, souligne Jean-Bosco Puna, la délégation est revenue sur le problème que connait actuellement le pays mais plus encore sur les maux qui rongent le secteur de l’éducation. A travers le colloque de haut niveau sur la première expérience de la gratuité de l’enseignement qu’il propose d’organiser, le syndicat vise plusieurs sujets qui méritent une attention particulière.
Sep matières sont à inscrire dans ces assises, il s’agit notamment :
1° du problème de disfonctionnement dans la gestion du ministère de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique, EPST qui doit à tout prix, être assaini, estime ce représentant de Synecat.
2° du deuxième palier de la gratuité de l’enseignement :
A ce sujet, Jean-Bosco Puna est catégorique : « le gouvernement doit avoir les moyens pour soutenir sa gratuité de l’enseignement ».
3° de la mutuelle de santé des enseignants qui serait entre les mains de prédateurs, a indiqué le Synecat. Celui-ci plaide pour que la mutuelle de santé de l’EPST soit dirigée par un « fils maison » càd une personne qui viendrait de la corporation des enseignants.
4° de l’exclusion des enseignants non catholiques des écoles conventionnées catholiques qui constitue une discrimination, estime le Synecat.
5° de la question de zones salariales :
Ici, indique Jean-Bosco Puna, il existe une disparité de salaire entre les enseignants de telle zone à une autre.
« Comment peut-on expliquer qu’un enseignant de l’arrière- pays puissent toucher un salaire de loin inférieur à celui des enseignants de la capitale ou des chefs-lieux de provinces ? » s’indigne-t-il.
6° du problème de NU, nouvelles unités qui ne retrouvent pas leurs noms sur les listings de paie.
7° de la grève des enseignants
A ce sujet, indique Jean-Bosco Puna, la grève continue. « Un enseignant qui a moins de 100 dollars ne peut pas continuer à travailler dans de telles conditions. Voilà pourquoi nous avons demandé au chef de l’Etat de prendre de mesures qui s’imposent. Il y a notamment une commission de façade qui a été convoquée au niveau de Bibwa, alors qu’il faut nécessairement rationaliser cette commission pour que nous puissions y déléguer des vrais participants ainsi que les délégués de provinces. Nous allons proposer aussi ce que l’Etat doit mettre dans le deuxième pallier de la gratuité de l’enseignement ».
Le Synecat compte convoquer, dans les prochains jours, une Assemblée Générale pour évaluer les chances de réussite de cette année scolaire 2020-2021.
« C’est l’état congolais qui met l’enseignant dans cette situation d’impossibilité de dispenser les cours » rappelle le Synecat.
En dehors de problèmes propres aux enseignants, la délégation conduite par Jean-Bosco Puna a également évoqué avec le Chef de l’Etat, le problème de la nation. D’après elle, ces consultations doivent reconfigurer la gouvernance politique.
1° Le mariage FCC-CASH
« Nous avons suggéré qu’il y ait mise en place d’un nouveau gouvernement. Car ce mariage entre le FCC et le CASH ne doit pas être au-dessus de la constitution. D’où, pour nous, il faut absolument y mettre fin ».
2° la CENI :
Il faut réformer et installer le nouveau comité dirigeant de la CENI
3° L’Assemblée Nationale
Le Synecat fait partie des associations de la société civile de la RDC. A ce jour, plusieurs signatures sont déjà récoltées pour proposer la dissolution du parlement.
« Nous voulons de nouvelles têtes au parlement qui vont devoir protéger les finances publiques du pays pour qu’un jour, nous ayons un budget qui répond aux besoins réels de la population».
Il faut donc assainir pour une mobilisation accrue de recettes pour mettre l’enseignant congolais dans de conditions qui lui permettront de bien faire son travail, a conclu Jean-Bosco Puna.
Zoom Eco /provinces26rdc.net
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