Le gouvernement britannique a décidé mercredi de suspendre l’octroi des visas d’études aux ressortissants d’Afghanistan, Cameroun, Birmanie et Soudan, reprochés d’exploiter sa générosité, d’autant d’abus du système anglais, ont rapporté les médias internationaux.
« Notre système de visas ne doit pas faire l’objet d’abus. C’est pourquoi je prends la décision sans précédent de refuser les visas aux ressortissants qui cherchent à exploiter notre générosité », a déclaré Shabana Mahmood, ministre britannique de l’intérieur.
« Une action drastique est nécessaire, alors que le soutien financier aux demandeurs d’asile, dont 16 000 personnes venues des quatre pays visés, coûte plus de 4 milliards de livres par an au contribuable britannique », a-t-elle poursuivi.
Selon les mêmes sources, Londres a accordé 2 900 visas d’étude à des expatriés des quatre pays sus-évoqués dans la période de septembre 2O24 à septembre 2O25, ainsi que 90 autres visas de travailleur qualifié à des afghans, pour 1 210 demandes d’asile déposées par des titulaires de tels visas.
Le gouvernement travailliste a, dans la foulée, précisé que depuis cinq ans, le Royaume-Uni a accueilli près de 40.000 Afghans, grâce aux dispositifs établis après le retour au pouvoir en 2O21 des autorités talibanes, et que 190 000 visas au total ont été accordés en 2O25 à des fins humanitaires.
La décision du gouvernement de Keir Starmer de mettre fin à l’octroi des visas aux ressortissants afghans, camerounais, Birmans, et Soudanais coïncide avec celle de réduire de cinq ans à trente mois le statut de réfugié au Royaume-Uni pour tous les nouveaux demandeurs, dans le cadre du durcissement de sa politique migratoire.
En effet, la ministre britannique de l’intérieur a indiqué dernièrement que la protection accordée pourra être renouvelée pour les réfugiés jugés toujours en danger dans leur pays d’origine tandis que ceux dont le pays est considéré comme redevenu sûr devront y retourner.
« Notre pays offrira toujours un refuge à ceux qui fuient la guerre et les persécutions. Mais nous devons aussi veiller à ce que notre système d’asile ne soit pas un facteur d’attraction qui pousse les gens à entreprendre des voyages périlleux à travers le monde, alimentant et finançant ainsi les trafiquants d’êtres humains », a déclaré Shabana Mahmood.
En novembre 2O25, Londres avait menacé de ne plus accorder de visas aux ressortissants notamment d’Angola et de Namibie, afin de pousser leurs gouvernements respectifs à accepter les expulsions par le Royaume-Uni de migrants illégaux originaires de ces pays.
Londres dit s’inspirer du système restrictif mis en place au Danemark, pays où le nombre de demandes d’asile a chuté à son plus bas niveau depuis quarante ans.
ACP/Provinces26rdc.com
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